•             Dès le lendemain et jusqu’à la veille de la cérémonie de rentrée du lycée, nous nous afférâmes à préparer le MAHO-do pour sa réouverture.

    Le panneau « Boutique Magique de Makihatayama Rika » fut changé par notre bon vieux panneau « MAHO-do », et nous rénovâmes l’intérieur avec du papier peint coloré. Nous avions aussi repeint les étagères, les tables, les chaises, et les autres meubles avec une teinte girly et colorée. 

    Maggie Grigri voulait redonner une apparence un peu austère et mystérieuse au magasin, mais nous ignorions délibérément ses envies. J’ai sacrifié mes steaks pour ce job, donc il me parait normal que je puisse décorer l’intérieur comme je veux !  

    Au moment où nous achevions les rénovations, nous entendîmes une voix chantante et familière. Un nuage de fumé s’éleva soudainement du côté du canapé, et la sorcière-grossiste, Délia, apparu.

    Délia est une vendeuse parmi les vendeuses, et du-t-elle traverser feu, mer ou même toilettes, si elle voit ne serait-ce que l’ombre d’un profit, elle accoure.
    « Dorémi, Emilie, Sophie ! Ça faisait longtemps !

    —Hey ! Répondis-je

    —Bonsoir. La salua Emilie

    -Merci de venir nous présenter tes produits.» Ajouta Sophie.      

    Nous serions tour à tour la main à Délia, quand Maggie Grigri et Lala revinrent de l’arrière-boutique.  

    « Comme nous nous y attendions, c’est Délia. Je n’ai pourtant dit qu’à une poignée de sorcières que je retournais faire des affaires dans le monde des humains…Commenta Maggie Grigri  

    —Ho ho ho! Ton réseau d’information ne doit pas être sous-estimé ! Tu es venue immédiatement… » Ajouta Lala.

    Délia parcourut le magasin du regard avant de déclarer :

    « Ah, un magasin d’objets magiques, comme avant. Dans ce cas, vous allez avoir besoin d’argile magique. Combien je vous en prends ?

    —Voyons voir...Pour l'instant, on va dire 30 kilos. Décida Maggie Grigri. 

    —Nous aimerions aussi acheter quelques orbes de verre, des amulettes et des chaines pour fabriquer des pendentifs porte-bonheur.» Ajouta Lala.

    Maggie Grigri et Lala commandèrent rapidement le nécessaire pour la boutique, alors que nous remplissions une nouvelle théière.    

    « Et bien en tout, ça fera ça. Qu’est-ce que vous en dites ? »

    Délia montra sa calculatrice à Maggie Grigri. Sophie y jeta furtivement un coup d’œil en apportant une tasse de thé à Délia.

     « Ça me semble correct. Décida Maggie Grigri

    —Parfait » confirma Lala.

    Maggie Grigri et Lala semblait satisfaite du prix, mais Sophie intervenu rapidement :

    «Comment ça ? 

    —Q-qu’est-ce qu’il y a, Sophie ? Demanda Maggie Grigri  

    —C'est beaucoup trop cher pour de l'argile magique. C'est trois fois le prix d'il y a 7 ans!  

    —Rha ! C-c’est vrai ?...Ce n’était pas ce prix-là ? Balbutia Délia.

    —Nan. J’ai une excellente mémoire concernant ce genre de chose ! Appuya Sophie.

    —Eh bien, si tu le dis, je vais vous faire un rabais de 10%.

    —10% ?! Hors de question ! »

    Sophie prit la calculatrice et entra un nouveau montant.  

    « S-si peu ? Objecta Délia.  

    —Si tu ne te contente pas de ça, nous n'aurons aucun problème à appeler une autre sorcière grossiste. La contra Sophie.

    —T-très bien. On va dire que je vous fais cette fleur pour célébrer votre réouverture. Le paiement sera effectué à la fin du mois, comme avant. Au revoir. » Avec un grand soupir, Délia disparue dans un nuage de fumée. 

    « Bravo, Sophie! Dit Emilie, admirative. 

    —Yo,  la meilleure marchandeuse d’Osaka ! Merci, Merci » Plaisanta-t-elle, avant d’éclater de rire en se frottant les mains.

    « Oh, Sophie » Emilie se mit à rire à son tour, et le magasin fut aussitôt rempli de nos joyeux éclats de rire.  

     

     

     

    TRADUCTION: BOBOSSE

    CORRECTION DU 17/02/16


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  • Et donc arriva le jour de ma cérémonie d'entrée. La pluie de la veille avait disparue, et il n'y avait pas un seul nuage dans le vaste ciel bleu. 

     

    C'est probablement parce-que j'étais d'excellente humeur. 

     

    Mon père avait installé le trépied dans la cour, et plissait les yeux en regardant dans le viseur de l’appareil photo. Il appuya ensuite sur le retardateur.

     

    En face de l'appareil, nous avions déjà pris place : moi au centre, avec Maman derrière et Bibi à côté de moi. 

     

    Papa couru se mettre à côté de Maman et fit face à l'appareil photo, en disant: « Prêts? Dites cheese! » 

     

    Tout en disant « cheese », toute la famille sourit, et  le bruit du déclencheur de l’appareil photo Leica préféré de papa retentit.

     

    Nous avons pour coutume de toujours prendre une photo de famille quand un des enfants entre dans ou termine un cycle scolaire.

     

    « On en prend une autre ? »

     

    Demanda Papa ; mais à cet instant, les voix des camarades de classe de Bibi se firent entendre depuis le portail.

     

    « Désolée, je dois y aller ! » Bibi enfila son cartable sur ses épaules et se dirigea vers le portail.

     

    « Passe une bonne journée! Fais attention aux voitures! » 

     

    Bibi me fit un léger signe de la main, et plaisanta : 

     

    « Au lieu de t’inquiéter pour moi, tu devrais plutôt faire attention à pas trébucher et d’humilier publiquement à ta cérémonie de rentrée ! »

     

    Et elle se sauva en courant et en rigolant.

     

    « Tsss! Cette Bibi…! 

    —C’est bon, elle s’inquiète juste pour toi…à sa manière. M’arrêta maman en souriant.

    —Vraiment… »

     

    Je n’eu d’autre choix que d’être d’accord, et papa régla une nouvelle fois l’appareil.

     

    « Refaisons une photo tous les trois ! » Dit-il en pressant le bouton du retardateur.

     

    Et le son du déclencheur retentit à nouveau.

     

     

    TRADUCTION: Bobosse

    correction du 18/02/16

     

     


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  • Le lycée préfectoral de Misora, où je vais poursuivre mes études à partir d’aujourd’hui, se situe juste en plein centre-ville, près du parc et de la bibliothèque municipale. C’est un lycée relativement récent dans la préfecture, ses points forts étant son règlement relativement cool et ses mignons uniformes pour filles. Malgré son niveau scolaire relativement moyen, c’est un lycée public assez populaire auprès des étudiants, qui a donc dû remonter la barre du niveau des admissions.

    Mes notes était à peine au-dessus du niveau minimal requis, j’ai de nombreuse fois pensé à abandonner, encore et encore, mais…

    Cette école est près de chez moi.

    Y aller à pied prend un peu moins de 10 minutes. C’est plus près que mon ancienne école primaire et que mon ancien collège. C’est la raison principale pour laquelle j’ai passé l’examen d’entrée de cette école.

    Oh, quel bonheur c’est, de pouvoir dormir 5 minutes de plus chaque matin…Hé hé hé, je suis sûre que vous me comprenez.

    Quand je suis arrivée devant le gymnase de l’école où devait se tenir la cérémonie d’entrée, c’était déjà plein à craquer de nouveaux élèves accompagnés de leurs parents.

    « Les nouveaux élèves, veuillez s’il vous plait rejoindre vos classes respectives ! »

    « Les parents, veuillez s’il vous plait attendre ici jusqu’à ce que la cérémonie d’entrée commence.»

    Suivant les autres du professeur responsable de la cérémonie, je me séparai de mes parents parents et me dirigeai vers la classe 1-A.

    La répartition des élèves, en classes allant de A à F, a été envoyée par mail après l’annonce des résultats des admissions. J’étais contente de voir qu’un nombre inattendu de mes nouveaux camarades était originaire du collège de Misora.

    Parmi les garçons, il y a le petit ami d’Emilie, Frédéric, qui souhaite devenir un trompettiste de jazz. Il y a aussi Barnabé, qui se bat souvent avec Frédéric, mais ils traînent en vérité beaucoup ensemble ; il a une mère absolument magnifique. Il y a Stan et Oscar du trio SOS, et aussi Miyame Sora, qui avait construit lui-même un avion lui-même quand nous étions à l’école primaire.

    Parmi les filles il y a Clara, qui est sur le point de devenir photographe professionnelle, et Naomi, qui est à nouveau dans ma classe. Ça va faire 10 ans qu’on tombe toujours dans la même classe, ça mériterait bien de rentrer dans le Guinness Book des records.

    Après, il y a Capucine qui a complétement changée depuis ses années de sèches à l’école primaire et qui a reçu le prix de l’assiduité au collège. Et il y a Nathalie, qui aspire à être auteure de roman, avec qui je n’ai jamais été dans la même classe au collège.

    Et enfin, il y a ma meilleure amie Sophie, transférée d’Osaka, qui est aussi dans la classe 1-A. Quand elle a su ça il y a deux jours, elle a couru tout le long du chemin jusqu’à ma maison pour me le dire, même si elle aurait pu juste m’appeler sur le mon portable. Elle devait vraiment être très contente.

    Bien sûr, j’étais super contente moi aussi, donc Sophie et moi nous sommes enlacées et avons dansé sur mon perron pendant que les passants nous regardait bizarrement.

    Mais nous étions heureuses donc peu importe !

    En tous cas, moi compris, il y a 11 personnes de l’école primaire de Misora dans notre classe. Le plus grand groupe de la classe 1-A !

    Haha, comment est-ce possible ?

    Parmi nos camarades restants, il y en a une quinzaine qui vient des 6 autres collèges de Misora, et six autres qui ne viennent pas de ce secteur scolaire, ce qui fait un total de 19 personnes.

    Je vous présenterai ces élèves plus tard en détail, donc restez attentifs !

     

     

    « Silence s’il vous plait. Nous vous placerons plus tard, donc pour l’instant asseyez-vous par ordre alphabétique. »

    Ce sont les premiers mots que prononça notre professeur principal. Il avait une voix profonde et gutturale à laquelle il fallait un peu de temps pour s’habituer.

    Mais pire encore que sa voix, il y avait son look.

    Son visage…il serait plus approprié de la comparer à un reptile qu’à un humain…Oui, un peu comme un caméléon.

    Il lui manquait une dent de devant et celles de derrière étaient noires goudrons comme chez les gros fumeurs. Ses cheveux, poivre et sel, étaient hérissés et coiffés d’une façon terriblement désordonnée.

    Ses lunettes de papy glissaient le long de son nez, il regardait donc constamment vers le haut et en plus de ça, son costume était froissé et abimé.

    Il affirmait avoir 45 ans, mais personne ne doutait du fait qu’il ait la cinquantaine, voire la soixantaine.

    « Doremi, on dirait qu’on a frappé fort avec ce prof, » Me chuchota Sophie, depuis son siège en diagonale, devant moi vers la droite.

    « M’en parle pas ! J’espérai un prof principal canon, mais je ne pense même pas qu’on puisse appeler cette chose « humain »… » Alors que je murmurais ça avec un sourire ironique, notre professeur écrivit "八巻六郎" sur le tableau avec une vielle écriture.

     

    Chapitre 2 partie 4

     

    « Hachimaki…Rokurou ? »

    En entendant ma voix, Mr Hachimaki se retourna et sourit, dévoilant son trou dans ses dents de devant.

    « Ça s’écrit « Hachimaki » mais ça se prononce « Yamaki ». Ma femme a un bon salaire, donc je n’ai pas vraiment besoin d’être professeur. Elle n’arrête pas de me demander de me dépêcher de quitter l’enseignement afin que je puisse me consacrer aux tâches ménagères. »

    Quelques rires s’échappèrent des élèves.

    Mr Yamaki continua de parler sans y prêter attention. « Ma femme est magnifique, et éperdument amoureuse de moi en plus de ça, donc je dois dire que je suis partagé… »

    Il se moque de nous là, non ?! Il ne manque pas de toupet de dire ça avec ce visage de caméléon…Y a-t-il vraiment un prof NORMAL qui parle de cette façon de sa femme à ses élèves ?

    Je n’étais pas la seule à être choquée par ça. Tout le monde dans la classe s’était tu.

    Il avait dû remarquer ce silence gêné, car il déclara : « il n’y a pas de raisons pour que je sois le seul à parler, alors que diriez-vous de vous présenter chacun votre tour à la classe? » il tira  la chaise d’en dessous de son bureau, et s’installa près de la fenêtre, dans un coin baigné par le soleil de printemps qui provenait de la cour.

    Nous nous sommes donc levé un à un pour nous présenter chacun notre tour.

    Comme nous étions une majorité d’anciens élèves de la même école primaire dans la classe, nous étions en confiance et les présentations se passèrent très bien pour nous.

     Stan et Oscar, fameux membres du trio SOS, ont fait des présentations idiotes pleines de blagues stupides, mais quand l’ambiance commençait à devenir vraiment lourde, Sophie est intervenue avec quelques répliques bien placées qui firent naitre quelques rires, et je soupirai de soulagement.

    Mais Sophie, qui avait amusé tout le monde, fit pourtant une bourde monumentale.

    Pendant sa présentation, elle dit avec son accent d’Osaka « mes choses préférées sont sans hésiter les Hanshin Tigers (équipe de baseball) et les takoyaki! »

    A ce moment, Mr Yamaki qui été en train d’écouter les yeux fermés pendant qu’il prenait le soleil, a brusquement ouvert les yeux « Désolé Sophie, mais je suis un fan absolu des Giants (l’équipe adverse) … » a-t-il dit, en fixant Sophie.

    Comme on pouvait s’y attendre avec Sophie, elle répondit au prof qu’elle venait juste de rencontrer : « Comment ça ?! Pffft c’est idiot! »

    Mais comme aucune réponse ne vint, Sophie se troubla un peu : « Qu’est-ce que je raconte, moi ?! Je suis bête.»  Tout en disant cela, elle tira sur son oreille et dit « Hey ! Mais c’est mon oreille ! »

    Même avec cette blague, aucun rire ne se fit entendre dans la salle, et un silence lourd retomba sur la salle.

     

      

     « Ça va pas le faire. Je ne peux vraiment pas m’entendre avec ce professeur». Sophie déprima pendant toute la cérémonie de rentrée, marmonnant toute seule.

    « Mais une fois la cérémonie terminée, nous devons aller chercher l’autorisation pour notre job… » Murmurai-je.

    Sophie répondit du tac au tac : « Je passe mon tour. Demande-la pour moi, Dorémi. »

    « Impossible. Frédéric m’a dit qu’on devait avoir l’autorisation de notre prof principal en personne, remplir quelques documents, et demander la signature du professeur responsable des jobs étudiants.»

    Frédéric a aussi un petit boulot. Il va travailler dans un club de jazz appelé « Bird » en tant que serveur dès le printemps. Soit dit en passant, « Bird » ça n’a rien à voir avec l’animal, mais c’est en référence au surnom d’un célèbre saxophoniste américain, Charlie Parker. En tout cas selon mon père, qui est un habitué du « Bird »…

    « Quoi ? Ce n’est pas vrai ? Comment je vais faire ? » Sophie secoua la tête et soupira, ignorant totalement les discours du proviseur et du conférencier invité.

    « Pense à l’époque où nous aidions au MAHO-do en primaire, Sophie ! Ce n’est rien en comparaison ! » J’ai essayé de lui remonter le moral, et Sophie leva la tête.

    « Je te le fais pas dire. Y avait tellement de problèmes. » Marmonna-t-elle avec nostalgie.

    Oui, c’est vrai.

    Même si nous n’étions pas payées, parents et professeurs n’auraient jamais laissé des élèves de primaires travailler après l’école et pendant les vacances.

    En plus de ça, Maggie Grigri avait été changée en grenouille à cause de nous, nous avions donc fait apparaitre « Mamie Grigrigri » et la fîmes passer pour la propriétaire du magasin, afin de rencontrer et convaincre nos profs et parents.

    Professeurs et parents étaient inquiets au début, mais en nous voyant grandir et devenir plus matures grâce au MAHO-do, ils ont finalement accepté.

    C’est pourquoi, quand j’ai parlé à mes parents de reprendre le travail au MAHO-Do cette année, ils ont accepté de suite.

    Mais maintenant le problème est Mr Yamaki.

    « Qu’est-ce que je vais faire s’il refuse parce-que je suis une fan des Tigers ?! » Continua de râler Sophie, même une fois la cérémonie terminée.

    « Pourquoi est-ce que tu hésites autant, Sophie ? Ça ne te ressemble pas ! Tu dois lui faire face ! »

    Nous ne pouvons pas travailler au MAHO-Dou sans cette fameuse permission, donc nous ferons tout pour l’avoir.

     

     

     

    Donc, après la cérémonie, j’ai trainé Sophie jusqu’à la salle des professeurs pour aller voir M. Yamaki.

    « Professeur, nous voulons travailler à mi-temps, donc nous sommes venus vous demandez la permission… »

    M. Yamaki m’interrompit avec un soupir : « ça ne va pas être possible »

    « Hein ?!»

    « I-impossible… »

    Nous nous regardâmes, choquées. Et soudain, M. Yamaki ouvrit le tiroir de son bureau et attrapa une boite ronde et bleue foncée.

      « Désolé, venez avec moi un moment » Sur ce, Mr Yamaki quitta la salle des professeurs.

    Sophie et moi, bien que réticentes, n’avions d’autres choix que de le suivre.

     

    La fumée de cigarette s’envola lentement dans le ciel bleu.

    Mr Yamaki nous as fait le suivre jusqu’au toit de l’école. Il avait l’air de bien profiter de ses cigarettes forte en nicotine de la marque « Peace », non-filtrées.

    « Pourquoi ne voulez-vous pas nous laissez travailler à temps partiel ??! » Demanda Sophie de but en blanc, semblant un peu énervée.

    « Humm ? De quoi est-ce que vous parlez ? » Demanda Mr Yamaki en faisant tomber les cendres de sa cigarette dans le cendrier portable qu’il avait apporté.

    « Qu’est-ce que je-» Sophie se tourna vers moi, semblant abasourdie.

    « Quand nous avons dit que nous voulions la permission de travailler à temps partiel, vous avez dit ça « n’allait pas être possible … » N’est-ce pas professeur ? »

    Quand j’eus achevé ma phrase, notre professeur éclata de rire, mais cela se transforma en quinte de toux violente.

    « Professeur, vous allez bien ? » Prise de panique, Sophie lui tapota le dos.

    Lorsque sa toux diminua finalement, Mr Yamaki remercia Sophie, puis se mit à rire pour de vrai. « Quand j’ai dit que ça n’allait pas être possible, je parlais de ça. »

    Il nous montra sa cigarette, puis pris ensuite une autre bouffée, semblant en apprécier le goût.

    « Hein ? » Nous inclinâmes nos têtes, ne comprenant pas complétement.

    « Ma femme, comme le proviseur et les autres professeurs, n’arrêtent pas de me harceler pour que j’arrête de fumer. Je n’en ai pas fumé une de toute la matinée, mais peu importe ce que je fais, je ne peux pas résister… »

    « Ah ! C’est donc pour ça que vous aviez dit que c’était impossible ?

    —Je vois ! Sérieusement monsieur…

    —Désolé, désolé. C’est juste impossible pour moi d’arrêter de fumer. J’ai passé plus de temps avec mes clopes qu’avec ma femme, vous savez. »

    Le professeur pris une autre cigarette dans la boîte et l’alluma avec son briquet.

    Même s’il se dit lui-même incapable d’arrêter de fumer…même mon père a arrêté de fumer quand je suis née.

    Hey, vous êtes un professeur, n’est-ce pas ?

    C’est vraiment un cas désespéré.

    La voix de Sophie m’interrompue dans mes pensées :

    « Donc, à propos de notre travail à mi-temps ? 

    —C’est bon, tant que vous remplissez le formulaire de demande et que vous me le donnez. »

    Nous avons toutes les deux pousser un soupir de soulagement, puis après avoir attendu le professeur qui terminait sa cigarette, nous sommes retournés à la salle des professeurs et avons reçu les formulaires de demande.

    « Nous aimerions commencer à travailler demain… » Déclarais-je

    La réponse de Mr Yamaki fut courte :

    « Si vous les rendez avant la fin des cours de demain, complétés avec le nom de votre employeur, l’adresse et la signature, ça ira. »

    Semblant se désintéresser complètement de nous, il déchira l’autocollant « non-fumeur » de son serre-livres sur son bureau, le froissa en boule, et le jeta à la poubelle.

    Sophie sembla étonnée, et, haussant les épaules, elle me signala qu’on devait y aller.

    J’acquiesçai et dit « Excusez-nous pour le dérangement »

    « Au revoir »

    Nous le saluâmes toutes les deux et nous quittâmes la salle des professeurs.

     

     

    « Je le savais, je ne m’entends vraiment pas bien avec ce prof » dit Sophie avec un soupir alors que nous changions de chaussures du côté des casiers.

    « Pareil. Un prof principal devrait normalement demander : « Pourquoi travaillez-vous à mi-temps ? » ou « Quel genre de boulot est-ce ? » n’est-ce pas ? » Dis-je, exprimant mon mécontentement.

    « Ouais, ouais. Il agit un peu comme…comme si ce n’était pas son problème, ou comme si il ne voulait pas être ennuyé… »

    Alors que Sophie murmurait ça, nous entendîmes une voix dans le couloir disant :

     « Je préfère faire confiance à mes élèves. »

    C’est Mr Yamaki ! Pourquoi est-il là ?!

    « Pro-professeur…! »  

    Nous étions choquées, gelées sur place.

    « Mais c’est une autre histoire si vous travailler pour aider un petit-ami ou pour acheter de la drogue… » Dit le professeur en souriant

    « Impossible »

    « Bien sûr que non ! »

    Nous avions rejeté les accusations en paniquant.

    « Haha ! Je rigole. Vous travaillez parce que vous avez besoin d’argent.  Ça me suffit comme raison. »

    Ça suffit comme raison… ?

    Sophie et moi le regardions bouche-bée.

    Voyant nos expressions, M. Yamaki continua :

    « Il y a beaucoup de professeurs qui disent que les jobs à temps partiel sont un élément menant à la délinquance, mais vous expérimentez ce que c’est que d’être un adulte, vous pouvez vous renseigner sur la société, et vous gagniez même de l’argent. Je pense que les jobs étudiants sont une bonne chose. »

    Eh bien, il peut parler sérieusement quand il veut.

    Je regardai le prof avec incrédulité et Sophie demanda :

    « Professeur, vous vouliez nous demander quelque chose ?

    —C’est vrai, c’est vrai. J’ai oublié de te dire quelque chose, Sophie. 

    —Me dire quelque chose… ?

    —M. Nagao, le conseiller du club d’athlétisme, m’a dit que tu avais été classée pendant le championnat national du 100 mètres quand tu étais au collège, n’est-ce pas ? 

    —Euh, Ouais… »

    Sophie était un peu timide, donc j’ai levé à sa place trois doigts de la main droite et j’ai gonflé la poitrine :

     « Troisième du pays ! Elle est trop forte ! 

    —Do-Dorémi… » Les joues de Sophie rougirent.

    Mr Yamaki laissa échapper un rire un peu bizarre.

     « Vous formez vraiment la paire toutes les deux.

    —Bien sûr! Nous sommes meilleures amies après tout !

    Je gonflais ma poitrine avec encore plus de fierté, mais un peu trop, et tomba à la renverse.

     « Attention! » Sophie a rapidement enroulé ses bras autour de moi pour arrêter ma chute, évitant ainsi un désastre.

     « Haha haha, note à moi-même: Dorémi s’emporte rapidement... » Mr Yamaki se mit à rire tout en faisant semblant d'écrire quelque chose.

     « Pro-professeur~! » m’écriais-je « Je ne suis pas comme ça du tout ! » ajoutai-je intérieurement.

    Mr Yamaki se mit à rire plus fort. « J’en ai mal au bide... Dorémi, tu es trop drôle. »

    Il ébouriffa mes cheveux, puis regarda Sophie qui me maintenait debout. « Et Sophie bonne chance avec l’athlétisme. » Il lui donna une tape sur l'épaule, puis tourna les  talons.

    « O-Ouais ... » Alors que Sophie le regardait partir, surprise par ses paroles inattendues, le professeur se retourna.

    « Ah, j'ai oublié. Sophie, être une fan des Tigers c’est mauvais pour ton dossier scolaire, tu dois donc rentrer dans le fanclub des Giants ! »

    « Qu-qu’est ce qu’il dit?! Ne plaisantez pas avec moi! Qui voudrait être fan des Giants… »

    Le visage de Sophie tourna au rouge tomate et Mr Yamaki rigola

    «  Haha, je plaisante. A plus tard. »

    Riant toujours, il salua d’une main et disparue dans le hall.

    « C’est trop méchant comme blague… »

     

     Lasse, Sophie se laissa tomber sur le sol.

     

     

     

     

    TRADUCTION: Aicko-chan & Bobosse 

    CORRECTION: 24/02/16 par Bobosse

     

     


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  • « Hi hi, oh Sophie ! Je suis sure que tu exagères, non ? Ton prof m’a l’air beaucoup trop excentrique !

    —Non non, c’est vrai. N’est-ce pas, Doremi ?

    —Ouaip. Tout ce qu’elle a raconté est vrai. »

    Durant l’après-midi suivant la cérémonie de rentrée, Emilie, Sophie et moi nous rencontrâmes devant la fontaine du parc de Misora, avant de nous diriger vers la maison de Loulou dans le centre-ville. Nous étions toutes inquiètes pour Loulou, depuis qu’elle avait coupé contact avec nous, et pensions que peut être nous trouverions quelques indices si nous allions chez elle.

    Sur le chemin vers la maison de Loulou, Sophie et moi racontâmes tout à Emilie concernant M. Yamaki et nos camarades de classe.  Emilie écouta avec attention quand nous lui parlions de nos camarades de classes, mais quand on raconta l’histoire avec M. Yamaki, elle sembla surprise et amusée.

    « Il m’est impossible de croire un professeur qui est un fan des Giants ! » dit Sophie, serrant les poings de toutes ses forces, et Emilie rigola.

    « Je ne pense pas que cela importe vraiment…Dorémi, que penses-tu de ce professeur ? demanda-t-elle.

    —Je…ne sais pas encore. Il est complètement différent de Mlle Kiki et de mes professeurs du collège, et il n’est même pas humain. 

    —il n’est pas humain ? 

    —C’est un caméléon !  répondit Sophie.

    — Oh ! »

    Emilie éclata de rire si fort que les larmes lui montèrent aux yeux, et que Sophie dû lui couvrir la bouche précipitamment.

    « Emilie, tu ne rigoles pas pour les mêmes choses que nous » dit-elle dubitativement, un peu gênée par les regards lancés par les passants.

     Quand Emilie s’arrêta finalement de rire, elle soupira « Oh, j’ai cru que j’allais avoir des crampes d’estomac. Ouf… »

     

    Pendant que nous parlions, nous arrivâmes devant la maison de Loulou.

    La porte d’entrée était fermée avec de solides chaînes et un cadenas. Les plantes en pots disposées sur les marches menant à la porte avaient toutes desséchées, et les arbres n’avaient pas été taillés depuis longtemps.

    « Personne n’a l’air d’habiter ici » murmura Sophie.

    Emilie dit ensuite « Vous deux, regardez ça, » en pointant la boîte aux lettres.

    Des lettres débordaient de la porte de la boîte aux lettres.

    « Aw, il y a les cartes postales que j’ai envoyées, » dit Sophie

    « Et mes lettres » ajouta Emilie

    « Les miennes sont aussi ici…J’imagine que Loulou ne les as jamais reçues… »

    Toutes les trois avions été inquiètes de ne pas pouvoir avoir de réponse de Loulou par téléphone ou sms, donc nous avions envoyé des lettres et des cartes postales. On sait maintenant pourquoi elle ne nous répondait pas.

    Qu’est ce qui a bien pu arriver à Loulou ?

    Nous soupirâmes toutes, ramassâmes les lettres et les rentrèrent dans la boîte aux lettres une par une de sorte que ça ne déborde pas.

    « Je crois qu’il n’y a aucun indice. Maintenant quoi ? » Demandai-je aux deux autres, quand j’entendis une voix derrière moi.

    « Connaissez-vous Loulou Segawa les filles ? »

    Je me suis retournée pour voir un homme grisonnant d’à peu près 40 ans s’approchant de nous, accompagné par un homme plus jeune avec une caméra pendant à son cou. 

    « ... »

    Comme on ne disait rien et qu’on avait un air méfiant, l’homme d’environ 40 ans dit : « Oh, je ne suis personne de suspect » et nous tendit une carte de visite.

    C’était un journaliste pour l’un de ces magazines pour femme que l’on voit tout le temps dans les salons de coiffure.

    Le journaliste s’approcha avant même que nous ayons pu prendre sa carte, et dit « Vous semblez être du même âge que Loulou Segawa. Êtes-vous camarades de classes ? »

    Au moment où j’allais hocher la tête, Emilie et Sophie me frappèrent de leurs poings.

    « Non, nous ne le sommes pas ! »

    « Nan, nous sommes juste des fans de Loulou ! »

    « Eh ?! Qu-qu’est ce que vous dites toutes les deux- uunf ! » Elles plaquèrent leurs mains sur ma bouche précipitamment et saluèrent les journalistes.

    « Veuillez nous excusez ! »

    Elles s’enfuirent d’ici à une vitesse folle, tout en m’emportant avec elles.

    Les journalistes nous poursuivirent sur à peu près 10 mètre, mais abandonnèrent vite.

    Nous nous arrêtâmes une fois arrivées à l’aire de jeu pas très loin de chez Loulou.

    Emilie regarda aux alentours tout en reprenant son souffle. « Hah, hah …il ne semble pas qu’ils nous aient suivies. »

    Sophie de l’équipe d’athlétisme, n’était pas à bout de souffle du tout. « Ça devrait être bon, nous sommes assez loin. »

    J’étais agenouillée par terre, essayant de reprendre mon souffle avec difficulté. « Ha…fiouuu…D-dites donc vous deux, qu’est ce qui se passe ici ?! »

    « Le magazine pour qui travaillent ces personnes a écrit un très mauvais article sur Loulou  récemment. Je ne leur pardonnerais pas ! » Emilie, qui d’ordinaire est si douce, laissa éclater sa colère.

    « J’ai lu cet article dans un salon de beauté aussi. Ça m’a tellement énervée que j’ai jeté le magazine au travers de la pièce ! 

    —C’était si mauvais que ça ? 

    —C’était pire que juste mauvais. Ils ont dit qu’elle avait été éjectée du monde du spectacle car elle était trop prétentieuse pour une enfant-star. 

    —Ils ne connaissent pas Loulou du tout, mais ils se permettent d’écrire des trucs comme ça ! 

    —Ahh, ce n’est pas ce qu’on appelle des, um…colom…non… 

    —Tu veux dire calomnies ? 

    —Ouais, ça ! 

    —Dorémi, tu devrais éviter d’essayer de dire des mots trop compliqué.

    —Haha…désolée… Dis-je embarrassée, en baissant la tête.

    —Ces personnes devaient vouloir tirer quelque chose de nous afin d’écrire un autre mauvais article sur Loulou. 

    —Je vois. C’est donc pour cela que nous nous sommes enfuies. Dis-je, faisant finalement le lien.

    —Que faites-vous toutes ici ? demanda Clara, qui  venait de la direction contraire.

    —Oh, Clara. Nous sommes allés voir la maison de Loulou, mais nous nous sommes faits acculées par des journalistes suspects et nous nous sommes enfuies. » Expliquai-je, et Clara hocha la tête avec ferveur alors qu’elle prenait note de l’information.

    « Ah, Je les ai vu rôder autour aussi. Celui avec le jeune cameraman, n’est-ce pas ? Ils m’ont demandé plein de choses aussi. 

    —Quoi, tu étais au courant ? 

    —Ha ha ha ! qui pensez-vous que je sois ? dit Clara alors que ses lunettes brillaient, puis elle ajouta : Enfin bon, il semblerait que la maison de Loulou soit à vendre.

    —Quoi, vraiment ?! 

    —La voisine nous a dit que des agents immobiliers sont venu regarder la maison, donc… 

    —Quoi, c’est juste une rumeur … ?  Sophie soupira.

    —Ne nous fait pas peur comme ça, Clara ! » Dis-je, soupirant de soulagement en même temps que Sophie.

    Emilie, cependant, fixa Clara.

    « Clara, ne parle pas aux personnes du magazine. Ces personnes  vont en rajouter et exagérer juste pour rire. 

    —B-bien sûr… » Intimidée par le regard d’Emilie, Clara hocha la tête, puis partie.

    On peut vraiment compter sur Emilie dans ces moments-là. Elle a une forte volonté, si bien que si elle croit avoir raison, elle n’abandonnera pas, peu importe ce qu’il advient.

    Après avoir quitté Clara, nous discutâmes de ce que nous allions faire par la suite, dans notre recherche pour retrouver Loulou.

    Nous appelâmes le MAHO-Do avec nos portables ; pensant demander  à Maggie Grigri de chercher Loulou pour nous avec la magie, mais nous n’avons reçu aucune réponse. Le magasin est fermé aujourd’hui, donc Lala et Maggie Grigri ont dû aller aux sources d’eau chaudes ou dans un salon de beauté quelconque.

    Ensuite, nous pensâmes à aller enquêter du côté de l’appartement de Loulou à Tokyo, mais nous n’avions pas l’adresse et avons donc abandonné l’idée.

    « Alors, dans ce cas, pourquoi ne pas essayer de demander à la compagnie de train où travaille son père ? Suggéra Emilie.

    —C’est vrai, son père est conducteur de train de nuit express entre Tokyo et Sapporo, non ? 

    —Le siège de la compagnie était à Tokyo, n’est-ce pas ?

    —En tous cas, on devrait aller voir !

    —Ouais, allons-y ! »

     

     

     Après une heure de trajet environ, nous arrivâmes au siège de la compagnie.

    Après avoir expliqué la situation au bureau d’accueil, la réceptionniste  contacta un département appelé « département des membres d’équipage et des conducteurs », et nous pûmes rencontrer un homme qui avait été collègue du père de Loulou.

    « Je suis désolé de vous dire ça alors que vous venez de si loin, mais M. Segawa a été transféré dans la branche de Sapporo aux alentours de fin Janvier. »

    L’homme, plutôt sympathique et nommé M. Ogawa, nous répondit en s’excusant.

    « Sapporo ?! » Nous étions sans voix.

    Sapporo c’est beaucoup trop loin !

    Si nous étions de retour à l’époque où nous étions apprenties sorcières, nous pourrions faire facilement le voyage sur nos balais magiques, ou en utilisant le cercle magique à trois…

    En tous les cas, nous voulions reprendre contact avec Loulou, peu importe ce qu’il adviendrait, je demandai donc :

     « Umm…Pourriez-vous nous dire où il habite à Sapporo ? »

    —Si vous pouviez aussi nous donner son numéro de téléphone, ce serait vraiment apprécié… 

    —Je suis désolé, mais c’est contre le règlement de divulguer ce genre d’informations personnelles. »  Dit M. Ogawa,  semblant encore plus désolé.

    Nous n’avions d’autre choix que partir.

    Alors que nous allions nous en aller, M. Ogawa dit, le dos tourné : « Je suis en train de me parler à moi-même, mais M. Segawa a dit que Loulou allait bien. »

    « !....Merci beaucoup ! »

    Après nous être longtemps inclinées avec gratitude pour la gentillesse de M. Ogawa, nous avons quitté la compagnie. 

     

     

    Alors que nous traversions un pont pour piétons près de la gare la plus proche, le soleil commençait juste à disparaître derrière l’horizon à l’ouest.

    Il paraissait étrangement plus impressionnant ici qu’à Misora.

    Nous le regardâmes toutes les trois silencieusement depuis le haut du pont pédestre, jusqu’à ce que le soleil disparaisse complètement du ciel.

    « Au final, on ne sait toujours pas où est Loulou… » Dit Sophie avec un soupir en se penchant en arrière, agrippée à la rambarde du pont.

    « Il n’y a pas de raison d’être triste. Nous devrions être contentes d’avoir appris que Loulou allait bien à Sapporo. Dit Emilie, un doux sourire ornant son visage.

    —Emilie a raison. Nous devrions donner le meilleur de nous-même en travaillant au MAHO-Do, et économiser notre paye pour aller voir Loulou ! 

    —Ouais, j’aime cette idée ! 

    —Je suis d’accord ! 

    —Ok ! Hokkaido est au Nord, donc…par-là, n’est-ce pas ? Loulou ! On va venir te voir, alors attend-nous ! » Criai-je, faisant face au ciel nordique.

    « Doremi, c’est le sud. 

    —L’ouest est par là, tu dois donc faire face dans ce sens pour aller vers le nord. »

    —C’est pas vraiiii ! »

     

    Et dans l’instant qui suivit, nous éclatâmes toutes de rire.

     

     

     

    TRADUCTION: Bobosse

    Correction du 26/02/16 par Bobosse


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  • C’est marrant de voir comment, grâce à l’objectif de voir Loulou, même un emploi à mi-temps au MAHO-Do, pour lequel je n’avais pas grand intérêt, s’est mis à devenir passionnant. 

    Quand nous avions redémarré notre activité après avoir rénové le magasin, nos recettes n’ont pas autant augmenté que ce à quoi s’attendait Maggie Grigri ; il y avait eu 3 ans d’arrêt d’activité, et il n’y avait que peu de gens qui s’intéressaient objets magiques.

    Mais après à peu près trois semaines, les clients qui connaissaient le MAHO-Do d’avant commencèrent à revenir par nostalgie, et nous avions toutes les trois parlé de la boutique à nos camarades de classes actuels, et à nos anciens camarades de l’école primaire de Misora, donc le magasin commença à s’animer un peu. Nous avions même commencé à faire affaire avec des filles des collèges et lycée à l’extérieur de Misora, grâce au bouche-à-oreille qui vantait les mérites de pendentifs et bracelets de chance en argile magique.

    Emilie, qui ne pouvait venir que le samedi et dimanche, et Sophie, qui arrivait ait au magasin après ses entraînements d’athlétisme, s’occupaient de fabriquer les objets en argile magique.

    Parce-que, eh bien, ce sont celles qui sont douées de leurs mains.

    Je suis la plus maladroite, donc tous les jours, après le lycée, j’allais au MAHO-Do et m’attelait avec ardeur à ma tâche de vendeuse, pour aider Maggie Grigri.

    A part ça,  après sa présentation le jour de la cérémonie d’entrée, tout le monde avait été un peu distant avec Sophie, mais après avoir appris qu’elle faisait partie de l’équipe d’athlétisme, elle est devenue populaire non seulement dans notre classe, mais aussi dans toute l’école.

    Je veux dire, à la compétition préfectorale interscolaire de fin Avril, elle a établi un nouveau record aux 100 mètres! C’est incroyable!

    Et même sa relation avec notre professeur principal M. Yamaki a pris une tournure des plus amusantes.

    Un jour, le matin suivant la défaite des Tigers face aux Giants, M. Yamaki glissa furtivement un journal de sport avec une immense photo des Giants rayonnant de joie dans le casier de Sophie. Ce fut le début de leur combat sans pitié.

    « Seul Léon pourrait faire quelque chose comme ça ! »

    Ah, « Léon » est le surnom que Sophie et moi avons donné à M. Yamaki.

    Ce n’est pas trop cool?

    Ça ne vient pas d’un film quelconque ou quoi ; on a enlevé « camé » à « caméléon », faisant donc Léon. Ça a eu du succès dans toute notre classe, et nous avons tous commencé à l’appeler Léon au lieu de Yamaki.

    Quand on a raconté à Léon que le surnom venait d’un film, il été absolument ravi, et nous avons presque éclaté de rire.

    Donc, à partir de maintenant, je ferai référence à M. Yamaki en tant que Léon.

    Je digresse, mais bon, le comportement immature de Léon a quand même énervé à Sophie. Si bien que lorsque les Tigers ont vaincu les Giants, Sophie acheta un journal de sport avec en couverture les Tigers et le déposa sur le bureau de Léon dans la salle des profs.

    « Seule Sophie a pu faire ça ! »

    Léon prit la mouche aussi, et leur bataille continue encore aujourd’hui.

    Je me demande ce qu’il arrivera au prochain affrontement entre les deux équipes ? Il y a une rumeur parmi certains de nos camarades comme quoi cela pourrait escalader en bain de sang. Pfft !

    Enfin bon, cela ne fait aucun doute que Sophie s’éclate dans sa vie de lycéenne !

     

    Cependant, aux environ de mi-mai, après la fin des vacances, Sophie vint au MAHO-Do une fois le club terminé, et au moment où elle s’assit à table, elle soupira avec un air déprimé sur son visage.

    « Sophie, tu vas soupirer tout ta joie de vivre si tu continues comme ça » Dis-je, curieuse de savoir qu’est-ce qui la déprimait.

    « Oh, Dorémi…désolée. Ce n’est rien. » Sophie prit un peu d’argile magique et se remit à fabriquer des porte-bonheur.

    Mais même pas 5 minutes n’avaient passées avant qu’elle ne soupire encore.

    « Hey, Sophie ! Si tu ne mets pas tout ton cœur dans leur fabrication, ils ne finiront pas en porte-bonheurs ! Si tu n’as pas de motivation, rentre chez toi !! » Gronda Maggie Grigri tout en arrosant les plantes.

    « D-désolée… » Sophie baissa la tête sans énergie.

    « Maggie Grigri, ne la gronde pas comme ça sans demander ce qui ne va pas, » dit Lala, au moment où j’allais dire quelque chose.

    « Sophie, s’est-il passé quelque chose à l’école ? 

    —Ce n’est pas vraiment grave, mais… »

    Tout en disant ça, Sophie sortie un cahier de son sac à ses pied et le posa sur la table.

    Il y avait écrit sur la couverture « cahier à histoire, de Nathalie Yokokawa »

    « Oh, c’est le cahier de Nathalie ! Ça veut dire qu’elle a fini d’écrire un nouveau roman ? »

    Sophie hocha la tête, mais son air sombre ne changea pas.

    « Il y a un problème avec ce cahier ? Demanda Lala en le feuilletant.

    —Elle me l’a donné avant les vacances, me demandant mon avis une fois que je l’aurais fini. 

    —Mais ça arrivait tout le temps à l’école primaire ça, non ? 

    —Ouais, mais…ce n’est pas intéressant du tout. 

    —Ah ? Mais au collège, elle faisait équipe avec Marjolaine, elles ont reçu plusieurs prix d’honneur dans des magazines de mangas pour filles ! »  

    J’étais très surprise de ce que me disait Sophie.

    « Nathalie m’a envoyé des copies de leur manuscrits quand j’étais à Osaka, je les ai lu aussi. Comparé à eux, c’est beaucoup trop nul.  Dit Sophie en me tendant le cahier.  Tu devrais le lire aussi, Dorémi.

    —O-Ok… »

     

     Et je récupérai le cahier.

     

     

     

     

    TRADUCTION: Bobosse

    correction du 26/02/16 par Bobosse


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