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    C’est arrivé quelques jours après notre retour de Wakkanai.

    – Aaaaaaaaaah ! Je ne savais paaaaaaaaaaaaaas ...—

    Je ne l’ai pas crié à haute voix, mais dans ma tête, j’avais la même pose que dans « Le cri » de Munch.1

    Depuis mon entrée au lycée, ma vie a complètement changé. Plus précisément, elle est devenue très remplie, et son rythme semble s’être accéléré.

    Après tout ça, j’étais tellement occupée que même si je me souvenais de la chute des pétales de cerisiers, je n'ai pas pu me rappeler quelles fleurs ont commencé à fleurir autour de notre maison.

    J’étais occupée avec le lycée et le job à mi-temps au Maho-dou, mais je me suis vite habituée. J’étais tellement prise par mes propres affaires, que je sentais que je loupais beaucoup d’autres choses.

    « Ça a toujours été comme ça. » commenta Sophie sans hésitation.

    Sophie est tellement cool. C’est vrai, ma vie a toujours été débordée d’événements et de rebondissements. Et dire que j’étais impatiente de ralentir le rythme et de devenir une jeune fille calme une fois au lycée.

    Au fait, il y a environ une semaine, Émilie est venue au MAHO-dou et nous a saluées avec un « Bonjour... ».

    En entendant la voix d’Émilie, Sophie a de suite demandé :

    « Qu’est-ce qu’il y a ? Tu te sens mal Émilie ?

    -Hum, c’est peut être juste la période des examens ? Le lycée, c’est plein de contrôles et d’examens.

    -Je sais, je sais. On vient juste d’en finir avec un examen d’entrée super pénible, et on a quand même encore des examens. C’est tellement cruel. » me suis-je plainte.

    C’est à partir de ce moment que Sophie commença à remarquer qu’Émilie n’était pas comme d’habitude. Malheureusement, je ne me suis pas plus interrogée que ça, même quand j'ai remarqué que Sophie n’avait pas sortie une plaisanterie bien pensée sur ma complainte.

    « Les activités en Athlétisme sont dures aussi pour Sophie, n’est-ce pas ? continua Émilie.

    -C’est parce que je suis nouvelle, il y a donc plein de choses à faire.

    -Le nombre de mes leçons de violon a aussi augmenté, je suis désolée de ne pas pouvoir venir plus souvent au MAHO-dou du coup. ».

    Émilie s’inquiétait de ce que Sophie et moi pensions, et ne dit rien de plus après cela. Mais le sourire qu’elle nous a montré était faible.

    Les hortensias fleurissaient  en de magnifiques couleurs, violets teintés d’une légère touche de bleue.

    Il pleuvait ce jour-là. Le MAHO-dou était silencieux, sans aucun client.

    Sophie et Émilie avaient fait une pause dans leurs activités d’athlétisme et leçons de violon, nous avions donc réussi à nous retrouver toutes les trois pour la première fois depuis deux semaines. Afin de couvrir l’odeur de pluie qui avait pénétré dans le magasin, nous avions fait du thé et des cookies,  dont les délicieux parfums flottaient dans l’air.

    « Oh non, aucun client ne va venir avec cette pluie... » dit Maggie Grigri tristement.

    Nous avions éteint la plupart des lumières du magasin, et le manque de soleil même en ces premières journées d’été me fit réaliser à quel point il faisait sombre.

    « Pourquoi ne pas avoir une conversation à cœur ouvert ? » suggéra Maggie Grigri. Et finalement, Émilie cracha le morceau.

     

    Le cri dans mon esprit dont j’ai parlé au début était dû à ça. J’ai été si peu attentive. Ça avait commencé pendant que nous étions à la recherche de Loulou.

    « …ça a commencé avec quelques camarades qui n’arrêtaient pas de me lancer des regards furtifs... » dit Émilie avec un soupir alors qu’elle reposait sa tasse sur le plateau.

    « Je ne savais pas pourquoi, de plus, ils se détournaient toujours rapidement quand je les remarquais. J’ai essayé de demander pourquoi, mais ils ne m’ont jamais donné de réponse claire.

    -Eh bien, c’est suspect... commenta Sophie.

    -Peut-être qu’ils ne faisaient que regarder Émilie normalement... » suggéra Lala.

    En vérité, Émilie étaient la cible du forum de l’Académie Karen2.

    Ceux qui avaient été au collège avec Émilie la connaissaient bien. C’était une fille mignonne et réservée, mais aussi un peu tête en l’air. Comme on peut le déduire de son apparence, c’était une douce, sympathique, et rafraîchissante lycéenne. Du coup, nous avions pensé que personne ne croirait ces rumeurs.

    « Tout le monde sait que de nos jours, les forums des écoles sont juste plein de mensonges. Dis-je.

    -Tout le monde écrit n’importe quoi pour décharger sa propre frustration. Ils vont vite se lasser. ajouta Sophie.

    -Recourir au harcèlement pour décharger sa frustration est déplorable. » déclara Maggie Grigri, l’air blasé.

    Cependant, nous savions qu’elle n’était pas aussi indifférente qu’elle le paraissait. Maggie Grigri a toujours été douée pour cacher ses sentiments. Pour ma part, j’ai séché les cours quelques fois aussi. Cependant, la plupart du temps c’était pour des raisons personnelles, comme ne pas aller à un contrôle, ou être trop fatiguée pour être restée trop tard à regarder la télé la veille, ou quand je ne veux pas courir en cours d’EPS.

    C’était entièrement ma faute

    Je sens que je me suis trop écoutée. Le lycée de Misora a probablement un forum aussi, mais je ne m’y suis pas intéressée, et je ne crois pas non plus aux rumeurs postées là-bas. Et à cause de ça, même si j’avais vu quelqu’un de ma classe déprimer, j’aurai supposé qu’il était juste fatigué, comme moi. Je n’ai même pas réalisé qu’Émilie, ma meilleure amie, en souffrait.

    « Haaa~ Je me déteste~.. dis-je avec un soupir.

    -De quoi tu parles ? demanda Sophie.

    -Je veux dire, Émilie souffre tellement, et je ne l’avais même pas remarqué. Je me sens tellement pathétique…

    -Dorémi, Sophie, je suis désolée. J’ai moi-même supposé que ça cesserai vite... s’excusa Émilie.

    -Qu’est-ce que tu racontes ? Tu n’as rien à te faire pardonner ! protestai-je.

    -C’est vrai. Émilie, tu es la victime ici. » ajouta Sophie.

    Finalement Émilie sourit, mais les larmes commencèrent immédiatement à immerger ses yeux.

    « Émilie... »

    Troublées, nous tendîmes nos mouchoirs à Émilie.

    « Merci…Je me sens tellement soulagée... »

    Émilie sortit son propre mouchoir de sa poche et essuya ses larmes.

    « Nous sommes peut-être dans de différentes écoles et donc incapable de résoudre le problème, mais viens juste nous parler si quelque chose arrive. Nous t’aiderons certainement ! dit Sophie.

    -C’est vrai Émilie ! Du moment qu’on y réfléchit ensemble, on peut trouver de bonnes idées ! ajoutai-je.

    -Oui… » dit Émilie, en acquiesçant à plusieurs reprises.

     Alors que la nuit tombait, le silence s’installa et nous pûmes entendre le son de la pluie. Cela faisait plus de deux heures que nous étions au MAHO-dou, Maggie Grigri nous encouragea donc à rentrer chez nous. Au même moment, Maggie Grigri regarda par la fenêtre et pencha sa tête sur le côté. Elle crut avoir vu quelqu’un passer derrière la vitre.

    « C’est peut-être un client. ».

    En disant ces mots, elle ouvrit la porte, mais il n’y avait personne. Le son de la pluie s’intensifia à cause de la porte ouverte.

    « C’est complètement noir dehors, mais il n’est même pas encore tard. commenta Sophie.

    -Tu as raison. Ça me donne faim en quelques sortes. » ajoutai-je.

    En entendant ça, Émilie gloussa :

    « Dorémi, tu ne changeras jamais !

    -On dirait qu’Émilie est à nouveau normale !  dit Sophie en levant son pouce à Émilie.

    - C’est vrai ! Vous allez vite en avoir marre ! » répliqua Émilie.

    -Exactement. Contrairement à Dorémi, il n'y a pas beaucoup de blagues à faire sur Émilie, donc je suis vite à court de blagues... se lamenta Sophie.

    -Qu-… Sophie, c’est tellement méchant ! ».

    Nous rangeâmes la vaisselle, remerciâmes Maggie Grigri et Lala, et nous nous dépêchâmes de rentrer chacune chez nous.

    Je souhaite que les articles sur Émilie sur internet disparaissent.  Levant les yeux vers le ciel sombre, je fis un souhait auprès des étoiles cachées derrière les nuages pluvieux.

    A cette époque, nous pensions que les posts sur le forum étaient juste des calomnies, et que toutes ces rumeurs infondées étaient juste des ragots qui circulait un peu par hasard sur Émilie. Cependant, ils n’ont pas disparus. En fait, il y en avait de plus en plus chaque jour.

    « Émilie, as-tu des amis dans ta classe qui sont tes alliés ?

    -Oui. Il y a la fille qui m’a tout raconté pour le forum. C’est comme ça que je me suis rendue compte que j’étais la cible de ce site. ».

    Cette fille était une amie et camarade de classe, Mukai Riko, qui venait d’un autre collège extérieur à l’académie. La plupart des élèves présents à l’académie pour fille Karen, et en particulier celles de la section musicale, viennent du collège qui lui est affilié. Mukai, qui était une fille simple, était devenue amie avec Émilie quand elle avait rejoint l’école et avait rencontré tout le monde. C’était probablement parce qu’elle veillait sur Émilie.

    « Mukai m’a dit qu’elle ne croyait absolument pas ces post.

    -Ces forums sont juste plein de mensonges, il n’y a pas besoin de s’en faire. lui assurai-je.

    -C’est vrai, tu n’as pas à lire ces posts. » ajouta Sophie.

    Nous nous sentîmes un peu soulagées en entendant qu’Émilie avait une amie et alliée dans sa classe. Comme nous étions dans des lycées différents, nous ne pouvions savoir ce qu’il arrivait à Émilie, mis à part ce qu’elle choisissait de nous dire.

    « Cette Murai est une fille sympa, hein ?  La prochaine fois, présente-la nous ! dit Sophie.

    -Oui oui, je veux la rencontrer aussi ! ajoutai-je.

    -Très bien, je parlerai à Mukai de vous deux ! » promit Émilie.

    Sur ce, nous nous séparâmes.

    C’est ce que nous dit Émilie. Elle avait des amis dans sa classe, et aussi Héléna, même si elle était dans une classe différente. En dehors du lycée, elle nous a nous, ses meilleures amies depuis l’école primaire, et Maggie Grigri et Lala au magasin. Avec tout ça, elle est heureuse.

    La personne qui écrit tout ça sur elle en ligne doit être quelqu’un qui n’a pas autant d’amis. Cette personne est probablement juste jalouse d’Émilie. Si elle voulait dire du mal d’elle, elle aurait dû l’affronter directement au lieu de faire ça. Je suis une personne simple, c’est donc la seule conclusion à laquelle je suis arrivée.

    J’ai moi-même été jalouse du talent d’Émilie au violon, et aussi de son milieu familial, mais j’aime ma propre famille et le talent d’Émilie au violon est entièrement dû à son dur travail. En grandissant, j’ai appris à lire des mots que je ne pouvais pas lire enfant, et les matières comme l’anglais et la littérature classique ont cessé de sonner comme des incantations magiques absurdes à mes oreilles. Je ne connais peut-être pas la meilleure façon de vivre sa vie maintenant, mais j’ai appris tellement de choses, et rencontré tant de gens...

    Quand j’étais jeune, j’étais souvent jalouse des autres enfants, et disait des choses comme « Elle est tellement chanceuse. », « Ce n’est pas juste ! » ou « Je veux ça aussi. ». Si j’avais exprimé ces pensées à voix haute, elles se seraient certainement transformées en d'horribles mots, comme ceux maintenant inscrits dans l’écran de l’ordinateur, peu importe à quel point ils sont stupides.

    Ignorant les posts sur le forum, Émilie suivit les cours comme d’ordinaire. Cependant, les rumeurs du site internet semblèrent s’être rependues oralement, et Émilie reçu encore plus d’attentions déplacées,   même de la part des élèves des autres classes. Même quand elle venait au magasin de magie, Émilie ne cessait de soupirer.

    « C’est ça ! cria soudainement Sophie, en sortant son portable. On a fait le tour de la question, et ça n’a pas été suffisant. Je pense que le mieux, c’est de consulter un expert !

    -Un expert…tu veux dire la police ?

    -Non, non. ».

    Ayant pressé rapidement quelques touches sur son téléphone, Sophie l'appuya ensuite contre son oreille. « Ah, Loulou, il y a quelque chose dont j’aimerai te parler. ».

    Elle avait appelé Loulou. Après avoir brièvement mis Loulou au courant de la situation, Sophie dit : « Oui, c’est ce site. On est assez mal à l’aise avec ça. Émilie a été attaquée, nous voulons donc identifier le coupable. Aide-nous, s’il te plaît ! ».

    Fermant son téléphone, Sophie nous dit : « Loulou dit qu’elle regardera les posts du forum et enverra un e-mail à Émilie sur la façon de gérer le problème.

    -Vraiment ? C’est vrai, Loulou est une experte avec ce genre de choses. dis-je.

    -Oui, Loulou a été victime de tellement de rumeurs... » acquiesça Émilie.

    Nous étions enfin satisfaites de cette conclusion. Néanmoins, nous ne pouvions pardonner celui qui avait écrit toutes ces calomnies sur notre amie.

    « On peut résoudre ce problème rapidement avec la magie... » suggérai-je, mais Émilie secoua la tête.

    -J’espère résoudre le problème moi-même, dans la mesure du possible. Je vous ai toutes les deux à mes côtés, et même si utiliser la magie serait facile, tout ça est arrivé parce que j’ai moi-même fait quelque chose de mal. Attends donc un peu, s’il te plaît. ».

    J’étais d’accord avec le raisonnement d’Émilie. Aucun mal réel n’avait encore été fait, et le contenu de ces posts sur internet était juste des mensonges infondés.

    « Je comprends, Émilie. Mais ne te mine pas trop le moral avec ça. dis-je.

    -Merci, Dorémi et Sophie. ».

    Après nous avoir remerciées, Émilie rentra chez elle.

     

     

    Cependant, un incident se produisit quelques jours plus tard seulement.

     

    FIN PARTIE 1, CHAPITRE 4.

     

     

    ¤ NOTES DE LA TRADUCTRICE ¤

    : http://commentairesimages.free.fr/images/munch_TheScream.jpg

     

    : « Forum de l’académie Karen » est en fait dans la version originale « Karen Girls’ Academy’s Ura Site ». Au Japon, de nombreux lycée ont leur propres « Ura Sites », gérés par des élèves. Ils servent à se tenir au courant des évènements prévus, mais servent aussi aux potins. Le plus gros problème avec les « Ura Sites » est que les élèves s’en servent comme plateforme pour le cyber-harcèlement, rependant des rumeurs ou insultant d'autres élèves.  

     

    TRADUCTION: BOBOSSE

    CORRECTION: BÉRET

     


    13 commentaires
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    « Je ne veux plus jamais aller au lycée ! » s’exclama Emilie, alors qu’elle claqua la porte d’entrée du magasin, pleurant en courant vers Sophie et moi.

    « Emilie, qu’est ce qui ne va pas ? » demandai-je

    Emilie sanglota, incapable de répondre.

    « Ne me dis pas que c’est encore ce site internet ! »

    Emilie acquiesça violement.

    « Quoi encore ?!  s’exclama Sophie

    - C’est horrible… » Ajoutai-je

    Nous empruntâmes un ordinateur à Maggie Grigri et accédâmes au site en question.

    Les posts de cette semaine ne s’arrêtaient pas à de simples calomnies.

    « Ce doit être ça. »

    La photo d’un des articles montrait Emilie et son petit-ami Frédéric.

    Elle était faiblement éclairée, comme si elle avait été prise le soir, et un love hotel1 était visible en arrière-plan.

    « On s’est juste croisés par hasard, et on s’est arrêté pour discuter… » Expliqua Emilie, frustrée.

    Frédéric  était partit faire chercher quelques ingrédients pour son job à mi-temps, et Emilie était en chemin pour sa leçon de violon. Ils se sont rencontrés sur le chemin et se sont arrêtés pour discuter.

    « L’article est plein de rumeurs disant que vous avez été vus sortant du love hotel ! »

    « C’est vrai. Regarde tous ces autres posts, clamant qu’ils ont assisté à l’incident eux-mêmes. » Commenta Sophie, penchant la tête en lisant rapidement les posts.

    « Quoi ? Tu as découvert quelque chose ? » Demandai-je en bougeant pour lire les articles. Oui, il y a avait vraiment quelque chose d’étrange à propos du contenu.

    « Tous ces posts semblent impliquer que leur auteur suivait Emilie. » conclu Sophie, telle une détective. Elle se leva ensuite et arpenta la salle, ressemblant de plus en plus à une détective. En se retournant, elle demanda :

    « Emilie, tu ne passes pas beaucoup de temps seule quand tu es au lycée, n’est-ce pas ? »

    « Non. Comme l’a conseillé Loulou, j’ai essayé de rester en compagnie des autres autant que possible. »

    Avec des gens autour d’elle, il est facile de prouver que les post en ligne n’étaient rien d’autre que des mensonges.

    C’est pourquoi Loulou lui conseilla de rester en compagnie de beaucoup de monde quand elle était au lycée.

    « Les contenus de ces posts ne sont que des rumeurs malhabiles. Cependant, il semble que l’auteur sache que tu travailles au MAHO-do, ainsi que ton emploi du temps quotidien. » Dit Sophie.

    « Oui. Il semble aussi savoir quand tu es libre, et quand tu sors avec nous » ajoutai-je

    « Même à propos de Frédéric. Bien que vous vous soyez croisés intentionnellement, il a quand même réussis à prendre une photo. Je ne crois pas qu’Emilie est parlé de lui à qui que ce soit. » Dit Sophie.

    Quelqu’un était définitivement en train d’espionner Emilie.

    « Et ce n’est pas tout, » ajouta Sophie.

    Sophie faisait référence au fait que l’auteur savait quel chemin allait prendre Emilie pour rentrer après sa leçon, et qu’elle rentrerait chez elle directement après la fin de la leçon.

    « Tu es traquée même les jours où tu vas à ton job, et tes jours de repos aussi. » conclut Sophie.

    « Oui, oui » confirmais-je.

    « Ce qui signifie… ? » demanda Emilie, visiblement anxieuse.

    Oui, toutes ces informations pouvaient facilement être présumées, mais seuls ceux qui sont proche d’Emilie pouvaient en savoir autant sur elle. En plus de ses leçons de violon, peu savaient pour son petit ami ou pour son job au MAHO-do.

    Nous attendîmes que Sophie continue.

    « C’est le moment de mettre en place un piège » Sophie fit un clin d’œil tout en nous rassemblant autour d’elle.

    Il n’y avait personne d’autre que Maggie Grigri et Lala autour, mais ça ressemblait à une véritable réunion stratégique secrète.

    Ça sonne peut être mal car Emilie était la victime dans cette histoire, mais je me sentais un peu excitée.

    « Compris ? Doremi, Emilie, je compte sur vous »

    Emilie et moi acquiescèrent.

    J’étais sûre qu’on allait définitivement régler ce problème.

    Nous envoyâmes rapidement un mail à Loulou pour la tenir au courant, mais ça réponse était quelque peu évasive.

    Elle dit que partir à la recherche du persécuteur n’était probablement pas la meilleure des idées, mais si ça pouvait stopper les méchants posts sur le site, ce serait pour le mieux.

    J’étais complètement d’accord avec elle.

     

    Deux jours plus tard, pile au bon moment, les camarades d’Emilie lancèrent un sujet de discussion idéal, comme nous le raconta Emilie le jour de notre boulot au MAHO-do.

    Ils lui demandèrent quels étaient ses projets pour les vacances d’été qui arrivaient.

    Emilie fit de son mieux pour paraitre naturelle et joua la comédie tout du long.

    Elle leur dit qu’elle avait prévue d’aller à la plage avec des amis, et qu’elle allait regarder les maillots de bain au magasin en face de la gare.

    Juste après le déjeuner, Emilie m’envoya un mail pour me mettre au courant de tout ça, et j’en parlai immédiatement à Sophie.

    « Très bien, ils ont été appâtés » annonça Sophie, exactement comme mon père aurait pu le dire. 

    Dans tous les cas, c’était super. Maintenant, nous avions quelque chose d’inhabituel à faire après les cours.

    « Dis-lui de dire quelque chose de plus provocant qui pourrait causer des rumeurs » me dis Sophie.

    Mais les maillots de bain ne sont pas déjà assez provocants ?

     

     

    Je rejoignis Emilie après les cours, et nous rentrâmes dans le centre commercial ensemble.

    Sophie n’était pas vraiment connue des élèves de l’académie Karen, donc elle eut juste à mettre des lunettes pour se déguiser avant de se tenir dans le coin près du rayon maillot de bain pour attendre.

    Evidemment, nous prétendîmes ne pas la connaître.

    Lala surveilla nos arrières aussi, déguisée en chat blanc.

    Emilie et moi discutâmes de sujets variés tout en tenant différent maillots de bains contre nous.

    Il y avait de nombreuses filles autour de nous, mais Emilie n’en reconnut aucune.

    Afin de faire une photo provocante, nous bougeâmes ensuite jusqu’à la section maillots sexy, ceux qu’Emilie ne prendrait jamais.

    « Emilie, tu en penses quoi de celui-là ? »  Demandai-je tout en tenant un bikini noir devant Emilie.

    « Oh non. Doremi, c’est trop sexy » Emilie, qui jouait le jeu, répondit avec embarras tout en agitant les hanches.

    Nous entendîmes à cet instant le son du déclencheur de l’appareil photo d’un portable.

    En nous retournant, nous vîmes Lala courir vers l’endroit où se cachait Sophie.

    Cependant, Sophie accouru rapidement vers le rayon où nous nous tenions.

    Nous prîmes cela comme un signal et remîmes les maillots à leur place, avant de courir à la suite de Sophie.

     Sophie poursuivait une fille, qui s’était rapidement sauvée.

    Elle était vêtue d’un tee-shirt et d’un jean, avec une casquette sur la tête, de telle sorte que même Emilie ne put la reconnaître.

    Comme c’était l’après-midi, tous les magasins alentours étaient bondés.

    « Le coupable s’est échappé dehors » nous interpella Sophie.

    Il y avait un carrefour à la sortie du centre commercial, et les personnes venant de la gare et attendant pour traverser augmentaient constamment.

    « Pas d’erreur possible. La personne qui a pris la photo est une fille d’environ votre âge. Dans tous les cas, continuons de la suivre. » Dit Lala.

    Nous acquiesçâmes et courûmes à travers la foule,  Sophie devant.

    « C’est elle ! » cria Sophie en attrapant le bras d’une fille portant un T-Shirt.

    « Qu’est-ce que tu fais ?! »

    Cette voix haut-perchée, et ce ton arrogant.

    Des cheveux bouclés en dessous de la casquette.

    Oui, c’était Helena.

    « Quoi ? Helena, c’est quoi cette tenue ? »

    D’ordinaire, Helena ne se serait jamais habillée comme ça, il était donc extrêmement rare de la voir avec de tels vêtements. Nous étions choquées aussi.  

    En nous voyons, Helena semblant s’énerver. Avec son bras toujours coincé dans la poigne de Sophie, elle regarda aux alentours.

    « …Oh, regardez ce que vous avez fait… »

    En disant cela, elle se calma soudainement.

    Remarquant ensuite nos regards posés sur elle, elle continua : « Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce que vous me voulez ? »

    Sophie lâcha immédiatement son bras et s’excusa : « Désolée, on t’as prise pour quelqu’un d’autre. »

    « Désolée, Helena. »

    « Emilie et Doremi aussi ?...Qu’est-ce qu’il se passe ici ? »

    J’expliquai rapidement la situation. « Helena, tu n’es pas au courant pour le site du lycée ? Tu es pourtant dans la même école, non ? »

    « Oh, ça ? » demanda Helena, en regardant Emilie. « Ces rumeurs se répandent aussi dans ma classe, mais ça ne m’intéresse pas. Ils ont continué avec ça ? »

    « C’est devenu vraiment vicieux ces derniers temps. Nous essayons d’attraper le coupable aujourd’hui. »

    Helena balança ses boucles au vent en disant « Seul un looser pourrait écrire des choses pareilles avec autant de détails. S’il a autant de temps et d’énergie, il devrait juste le passer à travailler le violon ou quelque chose d’autre. »

    Sur ces mots, Helena s’en alla.

    J’eu l’impression qu’Helena était comme d’habitude, mais au milieu de toute cette confusion, j’ai perdu la chance de lui demander pourquoi elle s’était habillée ainsi.

    Dommage…Mais on n’a pas le temps pour ça ! Le coupable s’est échappé !

    Tout en tentant de reprendre mon souffle, je dis : « Dans tous les cas, on a appris que cette fille suivait Emilie et prenait des photos d’elle. »

    Lala acquiesça.

    Sophie, qui reprenait aussi sa respiration, ajouta « C’est vrai, elle travaille toute seule. Comme l’a dit Helena, on doit empêcher le coupable d’écrire d’autres mensonges. »

    « On doit utiliser la magie cette fois » concluais-je

    Emilie hocha la tête.

     

     

    NOTE TRADUCTRICE:

    1) love hotel: Un love hotel est un hotel un peu particulier, où l'on peut louer une chambre pour 1 heure, souvent à des fins sexuelles. 

     

      Fin partie 2



    TRADUCTION ET CORRECTION: BOBOSSE

     


    31 commentaires
  • Nous avions tout de suite foncé jusqu'au toit du centre commercial pour nous transformer en apprenties, où nous entamions ensuite notre Cercle Magique.

     

    Émilie ne pouvant pas nous venir en aide, Lala nous amena Maggi Grigri pour nous aider.

     

    En effet, si Émilie était intervenue dans ce Cercle Magique, la promesse que nous avions faite à la Reine de ne jamais utiliser nos pouvoirs à des fins personnelles serait brisée.

     

    Émilie nous regardant, nous étions toutes motivées à faire de notre mieux :

     

    « Protégeons Émilie des rumeurs sur ce site internet ! »

     

    Ça aurait été mieux si nous avions pu faire en sorte que les articles disparaissent ! Affirma Maggi Grigri.

     

    Nous étions toutes d'accord là dessus.

     

    Sophie et moi revenions ensuite à notre forme normale, et nous disions au revoir pour la journée.

     

    Arrivée à la maison, j'avais tout de suite allumé l'ordinateur, mais il n'y avait aucun nouvel article.

     

    Un mail d’Émilie arriva, disant qu'elle avait vérifié son ordinateur aussitôt arrivée chez elle également. Son nom disparaissait peu à peu du site tandis que de nouveaux posts arrivaient.

     

    C'est chouette, Émilie pourrait dormir tranquillement cette nuit !

     

    Le lendemain matin, nous avions prévu de trouver le coupable, mais c'était quelque chose qu’Émilie refusait d'accepter.

     

    Depuis le matin, Mukai semblait malade, aussi Émilie l'avait accompagnée à l'infirmerie, et tandis qu'elle délirait avec la fièvre, elle se mit à parler :

     

    « Arrêtez ..tout le monde, Émilie est une mauvaise fille... »

     

    Sans savoir qu’Émilie se trouvait à ses côtés, Mukai répéta ces mots plusieurs fois.

     

    //

     

     

    « Je ne voulais pas lui poser de questions.. » 

     

    Émilie, qui faisait une pause après son cours de violon, soupirait tristement arrivée à la boutique.

     

    Sophie et moi nous occupions de la réconforter.

     

    Et puis je veux dire, son prénom est courant, tout le monde connaît une Émilie. 

    De toute façon, nous pensions toute que Mukai s'était trompée et ne parlait pas de notre Émilie. 

     

    Notre magie ne s'était pas contentée de supprimer les articles et les rumeurs, mais la peine qu'aurait dû ressentir Émilie accablait le véritable coupable.

     

    Cependant, nous ne pouvions pas affirmer que Mukai était bel et bien la coupable, aussi nous avions prévu d'aller la voir en personne le lendemain.

     

     

     

    Émilie avait demandé à Mukai de se rendre dans un parc près de chez elle, et nous nous asseyions toutes sur un banc. Émilie fit face à Mukai, Sophie et moi étant du côté opposé.

     

    « Que fais-tu là à notre meilleure amie ? Te reposant sur un compte anonyme et proférant ces mensonges ? Ne devrais-tu pas savoir ce qui est bien de ce qui est mal ? » Attaqua directement Sophie, dans son dialecte natale (N.T : « In her kansai dialect »)

     

    « … Je ne sais rien à propos de tout ça » continua t-elle à nier

     

    « Tu étais là il y a deux jours, en train de nous épier achetant des maillots de bain, n'est-ce pas ? » continua Sophie

     

    L'expression de Mukai changea subitement.

     

    « Je suis celle qui t'a couru après. Si tu veux nous prouver ton innocence, montre nous ton téléphone portable »

     

    Disant cela, Sophie agrippa le téléphone de Mukai, l'ouvrit et effectua quelques manipulations.

     

    « Comment comptes-tu prouver ton innocence avec ça ? »

     

    Sophie lui montra une photo d’Émilie et Frédérique. La plupart des autres photos comprenaient Émilie également.

     

    « ..Mais... » 

     

    Récupérant lentement son téléphone, Mukai fixa Émilie dans les yeux.

     

    « Fujiwara, tu exagères ! Pourquoi es-tu si retournée ? Ne penses-tu pas que ce soit juste que tu souffres un peu toi aussi ? » lança t-elle violemment en éteignant son téléphone.

     

    « Mais ces articles étaient si cruels ! Sais-tu au moins à quel point tu l'as fait souffrir ? » me mis-je aussitôt à crier 

     

    « Elle a raison ! Je ne te conseille pas de jouer les rebelles maintenant ! » lui fit Sophie 

     

    « Attendez... » 

     

    Émilie se leva soudainement et nous arrêta dans notre lancée.

     

    « Mukai, peux-tu me donner les raisons qui t'ont poussée à faire cela ? » posa calmement Émilie, de sa voix aimable habituelle, et l'on vit d'un coup des larmes monter dans les yeux de la coupable.

     

    « Je suis désolée .. J'avais conscience de faire quelques chose de mal mais .. je ne pouvais pas m'arrêter .. » 

     

    Et Mukai commença finalement à s'expliquer.

     

    Depuis qu'elle était enfant, Mukai avait toujours rêvé de devenir violoniste. Elle avait voulu entrer à l'Académie pour filles Karen, mais l'entreprise de son père avait fait faillite, aussi elle n'avait eu d'autre choix que d'entrer dans une école publique moyenne pour réaliser son rêve.

     

    Pour améliorer les finances de la famille, sa mère avait prit des petits boulots supplémentaires, et Mukai s'était retrouvée à devoir gérer la maison seule. Grâce au travail acharné de son père, l'entreprise se releva, et Mukai projetait d'entrer enfin à Karen. 

     

    Cependant, depuis le début de ces problèmes, Mukai avait déjà raté trois années de leçons. La différence de compétences qu'elle avait observé entre elle et les autres filles qui s'étaient entraînées durement pendant trois année, notamment avec Émilie, était évidente.

     

    Émilie avait approché Mukai pour la première fois de son naturel habituel, voulant devenir son amie, et tout le monde pouvait s’apercevoir que c'était une fille bien, excepté Mukai en qui s'éveillait peu à peu un fort sentiment de jalousie.

     

    « ...Seuls les élèves ayant les meilleurs résultats de toute l'Académie et recevant la reconnaissance de grands professeurs de prestigieuses universités peuvent utiliser ces violons, n'est-ce pas ?... »

     

    Émilie nous regarda pour nous expliquer :

     

    « Les Stradivarius .. J'ai entendu dire que les meilleurs élèves se voyaient attribuer l'un de ceux-là pendant leurs quatre années d'études à l'université » confirma Émilie

     

    « Strad.. Stradi ... » bégayais-je

     

    « Stradivarius » répéta calmement Émilie

     

    « Qu'est-ce que c'est au juste ? Un truc incroyable non ? » demande Sophie

     

    Émilie nous offrit son sourire le plus désabusé.

     

    « Il s'agit du plus célèbre de tous les violons au monde ! Le meilleur d'entre eux coûte plus d'un million de dollars ! » (N.T : somme convertie en dollars pour une meilleure compréhension. Je sais je sais, je vous en prie)

     

    Ehhhhh !

     

    Sophie et moi nous regardions d'un air perplexe. Nous savions toutes deux que ces violons étaient chers mais …

     

    « Si j'en avais un comme ça, je le vendrais en secret ! » s'exclama Sophie, et même Mukai sourit timidement

     

    Ainsi, irritée et fatiguée d'être laissée pour compte, Mukai pensa rapidement à harceler les filles de Karen.

     

    C'est à ce moment là qu'elle écrivit son premier article sur le site internet, dans l'idée de blesser le monde entier.

     

    Au départ, elle n'avait dans l'idée que de poster des articles désignant anonymement des personnes sans citer leurs noms, mais au fur et à mesure qu'elle se liait d'amitié avec Émilie, connaissant l'existence de son travail à la boutique, ses parents et Frédérique, et se mit à la cibler personnellement.

     

    C'est ainsi que les articles devinrent de plus en plus personnels, libérant sa jalousie.

     

    « Ton travail à la boutique à l'air si amusant, tu as de superbes amies et un petit ami formidable … Tout ce que je n'ai pas... »

     

    Les articles devinrent de plus en plus fréquents, et elle finit rapidement par perdre le contrôle.

     

    « Dis moi, est-ce que tu as aimé écrire ces choses ? » demanda de but en blanc Sophie, si bien que Mukai leva les yeux de surprise

     

    Émilie prit soudain la parole :

     

    « Le son du violon de Mukai est complètement différent depuis peu » Nous expliqua t-elle,

    « En entrant au lycée, ta musique était douce et lumineuse, mais ces derniers temps, elle est si sombre ! Tu l'as remarqué aussi, n'est-ce pas ? » dit-elle directement à Mukai

     

    Émilie elle-même avait déjà essayé de s'immerger totalement dans ses morceaux, mais ne penser à rien d'autre avait fini par la rendre malheureuse.

     

    « Mukai, je pense que tu te trompes » avais-je fini par exprimer tout haut, « je ne sais pas grand chose sur le violon, mais la musique n'est-elle pas supposée apporter de la joie aux gens ? Si tu ne la joues pas avec ton cœur, la musique n'atteindra jamais celui des autres »

     

    « Elle a raison, nous ne pouvons l'appeler 'musique' que si tu la joues avec le cœur » ajouta Sophie 

     

    « C'est vrai, Mukai, je ne suis pas ta rivale. Il y a tellement d'autres étudiants dans toutes les écoles du monde ! Tu as travaillé si dur pour arriver là où tu es aujourd'hui, si tu te laisses déstabiliser par ce genre de petites choses, tes parents seront sûrement tristes » ajouta Émilie, alors qu'elle prenait la main de Mukai « Vu ? »

     

    « Fujiwara ... » commença Mukai, en tenant la main d’Émilie dans les siennes fermement, « Je suis désolée.. Je suis sincèrement désolée... » 

     

    Les larmes coulèrent sur ses joues à l'instant même où ces mots sortirent de sa bouche.

     

    Nous décidions de ne pas aller plus loin.

     

    Nous venions de comprendre les motivations du coupable, et tant qu'aucun article ne voyait le jour, tout allait bien.

     

    Et le plus important de tout : Émilie lui avait pardonné.

     

    « Il commence à faire nuit » susurra Sophie, comme pour elle-même

     

    « Nous avons encore du travail demain » lui répondis-je

     

    « Je viendrai une fois que ma leçon sera terminée » dit Émilie

     

    Nous nous levions, comme si rien ne s'était passé.

     

    « Mukai, tu devrais te dépêcher de rentrer chez toi, tes parents vont être inquiets » ajouta Sophie

     

    « Eh... ? » Mukai parut surprise de la fin précipitée de la conversation

     

    « Tu penses peut-être que la vie d’Émilie n'est faite que de bonnes choses, mais tu te trompes ! » dis-je

     

    « Elle a des soucis avec son petit ami et sa famille. Nous laisserons Émilie t'en parler elle-même, tu seras surprise » ajouta Sophie

     

    Disant cela, nous quittions le parc, laissant là Émilie et Mukai.

     

    Si elles finissent pas devenir de bonnes amies, elles finiront pas se partager des tas d'anecdotes, même si Émilie continuerait probablement à traverser des moments difficiles.

     

    Sa famille est si protectrice qu'il lui arrive d'étouffer ! De son côté, Frédérique peut parfois donner l'impression de ne pas s'intéresser à elle, que ce soit par ce qu'ils ont longtemps été amis, ou par ce qu'il est timide.

     

    Enfin dans tous les cas, elle s'en sort mieux que moi, qui n'ai pas de petit ami du tout.

     

    Émilie et Frédérique, classique et jazz, violon et trompette. En dépit de leurs genres de styles différents, ils partagent le même amour de la musique, ce qui leur donne probablement beaucoup de sujets de conversation.

     

    Au delà de ça, ils rêvent tous deux de devenir musiciens professionnels, alors je suppose qu'être amoureux était quelque chose de très naturel pour eux, les aidant peut-être à atteindre leur rêve.

     

    Attendez, qui m'a demandé mon opinion déjà ?

     

     

     

     

    « Elles n'auraient pas du dire ça tout haut ! » dit soudainement Émilie, peut-être un peu choquée par notre départ soudain.

     

    « Ce sont de bonnes amies. En fait, tu m'as l'air très différente de ce que je pensais. Je t'envie vraiment beaucoup » dit Mukai

     

    « Tu es mon amie aussi Mukai. D'ailleurs, pourrais-je t'appeler par ton prénom, il est si beau ! Appelle moi Émilie et je t’appellerai Riko ! » dit Émilie dans un sourire

     

    « Merci Fuji... Émilie » dit Riko en essuyant ses dernières larmes

     

    Mukai était sur le point de connaître une part d’Émilie qu'elle ne montre jamais, que je ne connais pas, celle qu'elle expose à Karen, et ça me rendait un peu jalouse.

     

    Pourtant, ce serait vraiment chouette si nous pouvions devenir amies avec Mukai un jour !

     

    C'est la même chose pour Loulou : peut importe les kilomètres qui les séparent, des amis resteront des amis.

     

    C'est dans cet état d'esprit que nous rencontrons de nouvelles personnes, et que nous apprenons à les apprécier.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous travaillions à la boutique le lendemain. En attendant Émilie, j'interrogeai Maggi Grigri et Lala sur les événement d'hier.

     

    Toutes deux étaient très inquiètes pour Émilie, aussi mon récit les avait un peu apaisées.

     

    Après avoir apprit pour les articles sur internet par Elena, Frédérique paniqua et fonça prendre des nouvelles d’Émilie

     

    Alors que les articles avaient déjà disparus du site internet, ils causèrent quelques malentendus entre eux. Émilie lui proposa de ne plus se voir pendant quelque temps, pour éviter que d'autres élèves aillent faire courir d'autres rumeurs.

     

    Son inquiétude paraissait un peu excessive, mais son entrée en scène avait été trop tardive.

     

    Les explications d’Émilie se voulaient rassurantes, mais en tant que petit ami, j'attendais au moins qu'il constate qu'elle n'était pas comme d'habitude.

     

    Ensuite, Frédérique m'a également dit à quel point Elena s'était inquiétée pour Émilie

     

    Il semblerait qu'elle ait un petit ami elle aussi, et que de ce fait, sa personnalité extravagante se soit un peu estompée. 

     

    Mais j'en parlerai plus en détails plus tard !

     

    Bien qu'elle continuait à nous parler de son ton supérieur habituel, Elena avait toujours été une chic fille, et sa personnalité changeait dans le bon sens. De plus, avec sa réputation à l'Académie Karen, elle finirait peut-être par devenir super populaire ?

     

    Cette réflexion m'irrita un peu.

     

    « Les vacances d'été arrivent bientôt ! Je vais tout faire pour rencontrer de nouvelles personnes ! » me disais-je à moi-même avec détermination

     

    « Tais toi Dorémi, et travaille ! »

     

    J'avais encore énervé Maggi Grigri.

     

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    BIEN BIEN BIEN.

    Ça aura prit du temps, mais la partie 3 est présente yo posey t'vois quoi représente.

    J'ai beaucoup aimé cette partie, et d'ailleurs en la traduisant je n'arrêtais pas de me dire "les mecs qui gèrent ce Light Novel aiment les disputes".

    La prochaine partie porte sur miss Tamaki, et franchement, j'ai hâte de voir ce qu'il en est !

    Soyez au rendez-vous, je ferai ça d'ici peu, traduire m'a grave manqué.

    On vous aime !

    Aicko-Chan

     

     

     

     


    13 commentaires
  •  

    C'est arrivé plusieurs jours après que l'incident concernant Émilie soit complètement passé à la trappe. 

     

    « Ehhh – Hélena est venue à la boutique ? »

     

    « Pourquoi prends-tu cette voix bizarre tout à coup ? » râla Maggi Grigri

     

    Alors que j'avais pleins de devoirs, j'étais arrivée en retard à la boutique.

     

    Hélena savait que nous travaillions ici, mais quand même, 

     

    « On ne lui a jamais parlé de nos horaires, alors que veut-elle de nous ? »

     

    « C'est là que tu te trompes », m'affirma Maggie en pointant du droit l'endroit où nous entreposions les sangles pour téléphones portables, « elle est venue pour acheter une sangle »

     

    « Ehhh- »

     

    Comme la boutique était redevenue comme elle l'était au tout début, nous possédions un tas d'objets mignons dans notre collection.

     

    Tous ces objets étaient directement importés du Monde des Sorcières, puis étaient traités pour ne posséder que le peu de magie que les humains pouvaient posséder.

     

    Hélena avait acheté une sangle avec une petite pierre bleue, connue sous le nom de Lapis Lazuli, pour elle-même.

     

    Nos sangles sont adorables, toutes possédant différentes sortes de pierres, et différents styles.

     

    D'ailleurs maintenant que je les regarde, il me semble qu'il y en a moins. C'est possible ça ?

     

    Je pointai du doigt le bord gauche du plateau contenant les fameux objets, et le déplaçai doucement vers la droite. 

     

    « Maintenant que l'on parle d'Hélena, j'ai l'impression qu'elle nous a tout acheté » m'exclamais-je

     

    « Elle n'en a acheté que deux. Seulement sans vous ici les filles, il n'y avait personne pour réapprovisionner le stock » me rétorqua Maggi.

     

    Et dire que j'avais prévu qu'elle dirait ça, je suis stupide …

     

     

    //

     

    « Pardon, nous sommes en retard ! »

     

    C'était le début de la soirée, et Sophie, dont le teint était basané avec ses nombreuses activités, et Emilie, qui avait fini sa leçon de violon, étaient avec moi alors que j'entrais dans la boutique.

     

    Immédiatement, je leur dis à propos de la visite d'Hélena.

     

    « Ça c'est une surprise ! » s'exclama Emilie

     

    « Que veux-tu dire ? »

     

    Emilie s'arrêta subitement de parler, ses doigts arrêtant même de malaxer la pâte à Objets Magiques, médita, puis nous regarda :

     

    « J'ai été tellement préoccupée par mes propres problèmes, aussi je ne l'avais pas remarqué, mais je trouve qu'Hélena a changé. Elle n'est plus tout à fait la Hélena que nous avons connu. Je crois... qu'elle a grandi »

     

    Suivant la devise de Loulou, Emilie s'était rapidement fait d'Hélena une alliée à Karen, qui n'avait porté aucun intérêt aux articles anonymes salissant Emilie. Elle lui avait dit de ne pas s'en faire pour des choses aussi stupides. 

     

    A ce moment là, je me disais qu'Hélena était vraiment une chic fille.

     

    « Ça.. doit être ça ! » s'exclama Sophie en se levant, et en tapant du poing sur la table de travail.

     

    BOUM.

     

    « C'est.. C'est cela ! » et Emilie imita Sophie.

     

    BOUM.

     

    Eh, je ne pouvais pas être seule.

     

    BOUM, je tapais aussi le poing sur la table mais.. pourquoi ? Absolument aucune idée.

     

    « C'est l'amour ! » déclara Maggi Grigri en entrant dans la pièce.

     

    « HEIIIN ? »

     

    J'étais la seule à être choquée.

     

    « Elle est passée furtivement pour acheter ses sangles, aussi je suppose que ça a dû être difficile pour elle »

     

    Mouais, peut-être ?

     

    « Nos produits se vendent par ce que le bouche à oreille à réussi à faire passer l'idée qu'ils étaient magiques, et qu'ils pouvaient aider les gens. Hélena a très bien pu venir ici dans le seul but de régler un problème » affirma Sophie, très sure d'elle

     

    Hélena n'aurait-elle pas plutôt aimé acheter un objet de marque ?

     

    Pourquoi a t-elle choisi nos sangles à nous ?

     

    Tiens d'ailleurs, je ne savais pas que Sophie était si intéressée par les histoires de cœur des autres.

     

    Ah oui .. Elle aussi a traversé ce genre de choses.

     

    « Qu'est-ce qui ne va pas Dorémi ? Pourquoi es-tu aussi immobile qu'une statue ? » me demanda Sophie.

     

    Oh, laissez-moi seule.

     

    Toute ma vie se rejouait devant mes yeux à ce moment là, comme un grand album photos.

     

    Tellement de choses étaient arrivées en si peu de temps.

     

    Des choses amusantes, des temps difficiles, des choses que les gens normaux n'ont pas la moindre chance de faire un jour ; Oh, pourquoi y a t-il si peu de pages sur l'amour ? Suis-je donc si laide ?

     

    « Hélena m'énerve avec ses histoires d'amour » bougonnais-je en me levant.

     

    Sophie et les autres avaient plutôt l'air de comprendre ma petite crise passagère.

     

    « Je comprends, je n'ai pas de petit ami non plus, je suis dans le même bateau que Dorémi ! » me réconforta Sophie

     

    « C'est vrai. En plus je pense qu'il y a beaucoup de monde qui apprécie Dorémi » ajouta Emilie.

     

    C'était quoi ça ?

     

    Emilie, qui avait un petit ami, et même Sophie – elles étaient trop calmes.

     

    Elles semblaient toutes deux si matures maintenant, et faisaient des choses que les lycéens font. En plus de ça, elles avaient trouvé des activités qui leur plaisaient vraiment.

     

    « Bouhou, ça me rend si impatiente.. » râlais-je

     

    « Dorémi, tu devrais te concentrer un peu plus sur ce que tu fais » me lança Sophie

     

    «Si nos ventes ont augmenté, c’est grâce aux seules POPs de Dorémi » continua Sophie.

     

    Cependant, je ne me sentais pas réconfortée.

     

    Oh, est-ce que vous connaissez les POPs ? Ceux d’entre vous qui ont déjà travaillé dans un supermarché ou un konbini (magasin de quartier) devraient les connaître.

     

    Notre travail n’est pas seulement d’étiqueter les articles avec les prix et de les arranger. Par exemple, la pierre de lapis lazuli choisie par Héléna est connue pour apporter chance et amour. Alors, nous écrivons aussi les descriptions de nos articles sur des cartes et les collons dessus. Nous appelons celles-ci des « POPs (notes explicatives) ».

     

    Les clients qui fréquentent le MAHO-do lisent les POPs avant de décider d’acheter quelque chose, ou se creusent la tête sur ce qu’ils doivent acheter. Tout cela rend leur expérience d’achat joyeuse, et ça me fait plaisir.

     

    Et j'ai dérapé en dehors du sujet, encore une fois. 

     

    Il semble donc vrai qu'Héléna a un copain maintenant.

     

    En parlant de ça, quand on a rencontré Héléna alors qu’elle était en train de courir après, puis, de perdre Mukai, elle était habillée de manière étrange (voir la partie concernant le harcèlement d'Emilie).

     

    Ce n’est pas la Héléna qu’on connaît.

     

                                                                              //

     

     

    Quelques jours plus tard, dans l’après-midi, Émilie est arrivée au travail pleine d’énergie et en me voyant, parce que j’étais déjà là, elle a ouvert son carnet de notes, exactement comme une détective.

     

    « Héléna semble avoir pris un chat comme animal de compagnie récemment », reporta-t-elle.

     

    Ensuite, Sophie ouvrit la porte et me frappa fort dans le dos, en disant : « Le nom du copain de Héléna est vraiment drôle. Il s’appelle Masamune. »

     

    « Aïe... C’est un nom plutôt traditionnel ça... » Ai-je répondu.

     

    « Il est le dragon borgne, exactement comme Date Masamune, le commandant militaire de l’État en guerre. » ajouta Sophie.

     

    « Eh, penses-tu que ses parents sont des fous d’histoire ? » Demandai-je.

     

    « Ce n’est pas vrai ce que vous racontez, intervint Émilie. Masamune est le nom du chat. Son copain est un senpai (=ainé) du lycée de Dorémi » nous corrigea-t-elle.

     

    « Vraiment ? J’ai entendu dire qu’il avait une petite amie virtuelle vraiment jolie, et bien qu’il ait rejeté Héléna à cause de ça, elle persiste encore à le draguer » dit Sophie.

     

    « Paraît-il qu’il travaille dans un Host Club (Un Host Club est, dans les pays asiatiques, une sorte de restaurant où des femmes doivent tenir compagnie à des hommes contre de l’argent, pendant qu’ils consomment leurs plats et boissons), et qu’il rentre à la maison avec ses clients, n’est-ce pas ? » demanda Émilie.

     

    « Un Host Club ? Mais il a quel âge ce mec ? » répliqua Sophie.

     

    « D’abord, où est-ce que vous deux avez pu trouver ces informations ? » demandai-je alors que j’arrivai entre mes deux amies excitées. Ça pouvait continuer pendant des heures.

     

    « Heu... Héléna quittait l’école assez tôt ces derniers jours... Alors j’ai entendu tout ça de Clara (la nana avec les couettes, please remember), sa bonne amie» répondit Emilie.

     

    « Quoi ? Clara ? Alors la moitié de ton histoire a été exagérée. Et pour toi Sophie ?

     

    « Mon senpai du club d’athlétisme a un ami qui a un senpai qui est tuteur à domicile chez Héléna... »

     

    « L’ami d’un senpai d’un senpai... ? Est-ce que ce n’est pas un peu éloigné comme connexion ? Très bien, je rejette tout ce que vous deux avez dit », ai-je conclu.

     

    Je veux dire, Héléna n’est pas quelqu’un qui peut rester secrète.

     

    Si elle a vraiment un copain, je suis sûre qu’elle s’en vanterait. Elle doit juste avoir été attirée par son apparence. Héléna est une fille elle-même très mignonne, et aussi pleine de confiance, donc je pense qu’elle va prendre l’initiative vers le garçon en question si elle l’aime.

     

    « Bon, j’imagine qu’on ne connaît toujours pas la vérité », dis-je.

     

    « On ne sait rien de plus, peut-être parce que ce n’est pas une relation sérieuse. Pour moi, c’est comme si elle était troublée par la question », dit Emilie.

     

    « Si elle a acheté notre sangle pour portable, ça veut dire qu’elle ne s’est pas encore déclarée, hein ? » constata Sophie.

     

    Nous nous sommes regardées, l’une l’autre.

     

    Si elle avait vraiment des problèmes, je souhaiterais sans aucun doute l’aider d’une manière ou d’une autre. Oui, j’ai ressenti du regret après qu'elle m'ait surpassée, mais j’étais quand même curieuse. Ça pourrait devenir comme une étude de l’amour pour mes propres références.

     

    « Bien. Blablater ici ne nous mènera pas à grand chose, dit Sophie. Émilie, va demander à Héléna elle-même. Si son copain est vraiment un senpai de notre école, je suis sûre que quelqu’un le sait. »

     

    Héléna a été vraiment cool à propos de son incident avec le site internet de l’Académie d’Émilie, soit disant, elle n’avait pas le temps pour les commérages... Maintenant que j’y pense, peut-être que c’était parce que la même chose était en train de lui arriver.

     

                                                                                 //

     

    Quand Émilie lui posa les questions à ce propos, Héléna lui partagea facilement son histoire.

     

    C’est arrivé quand Émilie la remerciait pour son support pour l’incident avec ce fameux site internet.

     

    « Bon... Il est vrai qu’elle aime un garçon de l’école de Dorémi. Il est plutôt mignon, un peu bad boy, assez grand... »

     

    « Mais, E...-Émilie... C’est quoi son nom ? » s’empressa de demander Sophie.

     

    Nous étions réunies dans le MAHO-do encore une fois.

     

    Nous avions fermé le magasin, et après l’avoir nettoyé, nous étions réunies autour de la table, comme d’habitude.

     

    Nous aurions normalement passé notre temps à coller des étiquettes de prix et des codes barres sur nos articles, ou bien à penser à de mignons designs de POPs, et d’habitude nous nous serions amusées.

     

    Mais une fois qu’Émilie commença à parler, ses mains ont arrêté de travailler.

     

    « Oui, son nom est Tachibana Kyouhei. Tu le connais ? » demanda Émilie.

     

    Après avoir entendu ce nom, nous avons changé d’expressions, et Émilie, le remarquant, fronça aussi les sourcils.

     

    « Nous le connaissons de nom et de visage. Je ne le connais pas personnellement, mais il me fout les boules » dit Sophie.

     

    « Yep, à moi aussi », approuvais-je.

     

    Je l’ai vu une fois à traîner autour de l’école.

     

    En plus du fait que je ne l’aurais pas appelé « beau gosse », ses yeux sont menaçants. Et puis, il est inabordable. Et parce qu’il est grand, il semble y en avoir de trop. Cependant, je ne pouvais pas penser à quelque rumeur pour le moment. J’entends, il est d’une autre année, et depuis que nous avons commencé le lycée, on n’a eu aucun contact.

     

    Émilie pris son carnet de notes et pris son air de détective une fois de plus.

     

    « D’abord, son nom est clairement Tachibana Kyouhei-san. »

     

    « Donc ce n’est pas Masamune après tout ? » demanda Sophie

     

    « Masamune est le chat qu’elle a reçu de lui- Le chat est blessé, donc jusqu’à ce qu’il soit guéri, Héléna le laisse directement après l’école pour le surveiller », expliqua Émilie.

     

    « Le chat est un bleu russe qui appartient à un des amis de Tachibana-senpai. Il est né avec un seul œil capable de voir, voilà d’où vient son nom, Masamune. A cause de sa faiblesse, il avait moins de lait de sa mère par rapport à ses frères et sœurs. Par conséquent, il a grandi pour être un petit chat, et il serait mort s’il avait été relâché dans la nature.

     

    Tachibana-senpai a pris le chat pour le surveiller lui-même, mais l’appartement dans lequel il vit ne permet aucun animal, et après qu’il ait été découvert, il l’a gardé dans un parc tout proche, et le nourrissait régulièrement.

     

    Un soir, Héléna a été témoin du chat se faisant brutaliser par des enfants, alors qu’elle rentrait à la maison, elle l’a sauvé et l’a apporté chez le vétérinaire tout près pour des traitements.

     

    « Il apparaît alors que le centre appartient au propriétaire originel du chat. Quand Tachibana-san a entendu que le chat avait été blessé, il est venu en quatrième vitesse chez le vétérinaire, et c’est ainsi qu’il a rencontré Héléna », conclut Emilie.

     

    « Ouais, c’est une rencontre très clichée~ », commentais-je.

     

    Vraiment, c’est exactement comme dans une sorte de shôjô manga old-school.

     

    « Le bad boy avec la fille riche ? Quelle bonne paire ils font ! » Sophie semblait penser la même chose que moi.

     

    C’était par chance qu'Héléna avait sauvé le chat, mais j’étais stupéfiée que Tachibana-senpai ait pu être chez le vétérinaire en même temps.

     

    « Vraiment, les étudiantes qui veulent être admises à l’Académie Karen pour filles sont  le plus souvent des riches jeunes ladies, donc à part comme ça, il n’aurait sûrement jamais pu la connaître » dit Émilie.

     

    Avec ses yeux effrayants, s’il m’avait regardée j’aurais été apeurée, même si je ne savais pas qu’il était un senpai. Je pense même que j’aurais décampé en quatrième vitesse.

     

    « C’est bien notre Héléna, ça. Elle n’a jamais été effrayée de quoi que ce soit », dit Sophie.

     

    Si Héléna était ici, elle se serait inévitablement mise en colère et aurait répondu « C’est impoli ! » au commentaire de Sophie.

     

    Selon ce qu’Émilie a entendu, Tachibana-senpai aurait parlé au vétérinaire pendant que Masamune était en train d’être soigné, à propos de la fréquence de ses passages au centre pour lui, qui était souvent malade, pour des traitements.

     

    Il a aussi dit au docteur qu’il était partiellement aveugle, et combien il serait dangereux de le laisser seul dans la nature, et à quel point il a cherché un appartement qui autorisait les animaux à l’intérieur, et qu’il prévoyait de déménager.

     

    En ne connaissant que son nom et sa tête, on pensait que Tachibana senpai était un « gars flippant », mais pour Héléna, il lui semblait plutôt comme le meilleur des « gentleman », et ça a dû être là que ça a commencé.

     

    On a papoté et on l’a jugé sur notre première impression, mais ce n’est pas une bonne chose.

     

    J’ai réalisé que, à part le fait que nous n’avions pas posté nos avis en ligne, nous n’étions pas un brin différent des posts sur le site internet.

     

    L’incident impliquant Émilie ne nous a au final rien enseigné du tout.

     

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    DONC.

    Sacrée partie, que je préfère mille fois à la précédente ! 

    Je remercie Cleck d'avoir traduit la moitié, d'ailleurs si vous êtes suffisamment attentifs (et que vous n'avez rien, mais alors rien de mieux à faire), vous verrez peut-être où je me suis arrêtée, et où il a commencé à écrire ! 

    Merci à vous lecteurs, en espérant que notre travail vous plaise !

    Aicko-Chan


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  • CHAPITRE 4 PARTIE 5

     

    N’empêche que j’avais l’impression que Tachibana cachaient quelques bizarreries. 

    Respectant le souhait d’Helena, on commença à trouver de plus en plus de chose sur lui.

    C’était en partie parce-que nous étions curieuses, mais aussi parce-qu’ Helena était inquiète.

    Il a semblé plus dur que d’ordinaire ces derniers temps, et n’a montré aucun intérêt pour les filles.

    Même s’il voyait occasionnellement Helena, c’était presque uniquement pour le chat.  

    Pendant les weekends, elle l’a vu sortir d’un  bâtiment à côté de la gare le soir. Était-ce son lieu de travail ?

    Nous avions découvert que cet endroit était un bar géré par un locataire, il était donc difficile pour des jeunes filles comme nous de visiter les lieux, mais ça n’avait pas l’air d’être un Host Club (host club: club d'hôte, où de beaux garçons servent des femmes) après tout. 

    Le boulot de Frédéric se trouvant à côté, nous avions réussi à obtenir quelques informations grâce à lui.

    En tant qu’étudiant en dernière année, il assistait à tous ses cours régulièrement et sérieusement. 

    Et au lieu de se mêler aux délinquants, c’était un loup solitaire, paraissant souvent hostile.

    « Il regarde les gens avec un air effrayant, et c’est un mec plutôt impressionnant. Donc il a l’air de chercher la bagarre, même quand ce n’est absolument pas le cas. » 

    « Non, non, ce n’est pas son genre. » Avec ça, Sophie avait coupé court à toutes les inquiétudes d’Helena. 

    Car s’il se bagarrait vraiment, les gens n’auraient pas osé lancer autant de rumeurs à son sujet.

    Et donc, jeune fille, il n’y a pas d’inquiétude à avoir…

    C’était le jour où l’annonce de la saison des pluies a été faite.

    «Tachibana vit avec sa mère.  Il a l’impression que Masamune (le chat qu'ils ont recueilli) lui ressemble, et qu’il est mignon. Comment devrais-je le formuler ? C’est bien que sa personnalité n’aille pas avec son look. Ça appelle mon instinct maternel!...a-t-elle dit. » Dit Emilie, en imitant la voix d’Helena.

    « Quoi ? Ce côté féminin ne ressemble pas du tout à Helena. C’est comme si c’était quelqu’un d’autre. » Dit Sophie en se grattant la tête.

    On me relayait toutes ces infos via mail et téléphone. « Ben, c’est parce-qu’ elle est amoureuse…Même si ça me fait bizarre. » 

    « Je sais, je sais » acquiesça Sophie.

    Il semblait qu’Helena souhaitait avoir un rendez-vous avec lui sans avoir le chat comme excuse. Cependant 

    « Elle a dit que même lorsqu’il se voyait pour le chat, c’était seulement peu de temps avant qu’il aille à son petit boulot. Et même s’il répond à ses messages, il change de sujet à chaque fois qu’elle aborde l’idée d’avoir un rendez-vous pendant leur temps libre. » Dit Emilie.

    « Helena est vraiment rentre-dedans là » Dit Sophie. Après réflexion, elle ajouta : « Mais ça pourrait marcher. »

    Sophie se referait au fait qu’il n’y avait aucune autre filles autour de Tachibana qui était comme Helena, essayant de se rapprocher de lui sans aucune timidité.

    C’est vrai. Helena était mature et pas du tout comme une lycéenne, de plus elle dégageait une aura insouciante. 

    « C’est ça. Elle a pas peur qu’il s’échappe, parce-qu’il la trouve trop attachée à lui ? » Demanda Sophie.

    « Helena a mentionné le fait qu’il l’évitait ces derniers temps. Elle s’inquiète d’être devenue un poids pour lui » Répondit Emilie.

    « C’est parce-qu’ elle l’a suivi, habillée dans un style qui n’était pas du tout le sien d’habitude?” 

    « Hmm, en partie, mais elle l’a fait parce-qu’elle a entendu des rumeurs disant qu’il avait une magnifique petite copine » Dit Emilie, penchant sa tête sur le côté.

    « Il traite probablement Helena comme une petite sœur après tout. Sa belle petite amie doit être réelle. » Concluais-je.

    « Hum, cette soi-disant petite copine merveilleuse ?  C’est probablement une fausse information qui vient des gens de son lieu de travail. Enfin bon, est-ce qu’il y a eu d’autres nouvelles ? » Demanda Sophie. 

    ~~~~~

    Le lendemain, après le lycée, Sophie et moi nous dirigeâmes vers le MAHO-do.

    Les instincts d’une fille amoureuse peuvent être vraiment affûtés parfois.

    Mon téléphone et celui de Sophie sonnèrent en même temps.

    « … ! C’est Helena. Quoi? Se voir maintenant devant l’école? Le lycée de Misora, pas l’académie Karen ? » Demandai-je au téléphone.

    « … ! Qu’est-ce qu’il y a Emilie ?! Quoi, se voir en dehors de l’école ? » Sophie parlait aussi au téléphone.

    Même si nous étions juste devant le MAHO-do, nous fîmes demi-tour et retournâmes vers l’école. 

    “Vous en avez mis du temps!” Nous avions couru tout le long du trajet, et c’est tout ce qu’Helena trouva à dire. 

    “Qu’est-ce qu’il se passe, vous deux?” Demanda Sophie.

    “Je ne sais pas. Il semblerait qu’Helena ait besoin de voir M. Yamaki ici… » Répondit Emilie.

    « S’il vous plait, ramenez M. Yamaki ici. Dépêchez-vous ! » Nous pressa Helena.

    A-a-attendez une minute.

    Pourquoi Léon ?

    “P-E-U-T  I-M-P-O-R-T-E, je vous expliquerai quand vous aurez ramené M. Yamaki ici ! Il viendra si vous dites que c’est à propos de Tachibana. » S’énerva Helena. 

    Helena pouvait vraiment être effrayante quand elle s’énervait, et on se sentit un peu obligé de lui obéir, nous courûmes donc à la salle des profs et réussîmes à attirer M. Yamaki dehors.

    « Qu’est-ce qu’il y a les filles ? » Demanda Léon, en se faisant tirer par les bras par Sophie et moi.

    « On ne sait pas nous-même… » Répondit Sophie.

    “Des amies à nous nous ont dit que vous comprendriez si l’on vous disait que c’était à propos de Tachibana…Elles sont aux portes de l’école. » Ajoutai-je. 

    En entendant cela, Léon s’arrêta. « Quoi, Tachibana ?! Quel est le problème avec Tachibana ? » En disant cela, l’expression de Léon se fit soudainement plus sombre.

    ~~~~~

    Quand  nous arrivâmes avec Léon, Helena ne perdit pas de temps avec des salutations, et commença immédiatement à parler de la situation actuelle de Tachibana.

    « Tachibana a tenu sa promesse avec M. Yamaki, et ne parle plus à son ancien gang. Cependant, il vient de me dire qu’il y a une dernière chose qu’il doit régler avec eux… » 

    Il semblerait que l’ancien gang de Tachibana ait découvert la relation proche qu’il entretenait avec Helena.

    Et après, à cause du chat, les parents d’Helena devinrent suspicieux, et ils découvrirent la vérité à propos de Tachibana. 

    « j’ai essayé d’expliquer à Papa et Maman, mais il ne comprennent pas. Dernièrement, ils m’ont fait emmener et ramener de l’école, et je ne suis plus autorisée à sortir dehors seule. Et les messages de Tachibana se font plus courts, il ne répond plus à mes appels… »

    Pour venir ici aujourd’hui, elle avait dû mentir à ses parents, disant qu’elle allait au MAHO-do rendre visite à Emilie.

    Elle voulait connaître son adresse et en savoir plus sur ce qu’il se passait.

    M. Yamaki, qui avait été le professeur principal de Tachibana durant sa première année de lycée, semblait lui avoir parlé de nombreuses fois.

    Récemment, Tachibana a trouvé quelque chose qu’il voulait faire, il a donc décidé de coupé les ponts avec son ancien gang, et est venu parler de ce problème avec Léon. Léon avait écouté avec attention, et avait promis de devenir l’allié de Tachibana, et lui avait donné des conseils sur comment se séparer complètement du gang. 

    Je réalisai que Léon était vraiment un bon professeur, et que j’avais encore fondé mon jugement uniquement sur l’apparence

    Ne connaissant que des bouts de l’histoire, nous avions tout de même réussit à en assembler toutes les pièces. Nous suivîmes donc Léon et Helena jusqu’à l’appartement de Tachibana. 

    “C’est dangereux pour vous les filles, retournez chez vous s’il vous plait” nous avisa Léon.

    “Non! Je suis aussi concernée dans cette histoire” Helena refusait de lâcher prise.

    « Nous sommes les amies d’Helena. Si quelque chose arrivait, nous accourrons comme des folles, donc laissez-nous venir aussi ! » Ajoutai-je. Nous ne pouvions laisser Helena seule. Avec nous quatre, nous allions surement réussir à faire quelque chose. De toute façon, Helena y allait, et si le besoin s’en faisait ressentir, nous avions toujours notre magie pour la sauver elle et nous-même. 

    ~~~~~

    Il y avait une magnifique dame se tenant devant l’appartement de Tachibana.

    « Ah, Mme Tachibana ! Où est Kyouhei ? »

    Heiiin-? Léon l’avait appelée Mme Tachibana!

    Comme Tachibana vivait avec sa mère, ça voulait dire…Helena se retourna légèrement vers nous et chuchota « C’est la mère de Tachibana. Je ne l’ai découvert que récemment aussi. »

    "Mère?...Elle est si jeune et si belle. Elle peut facilement être confondue pour sa petite amie"  dit Sophie un peu hébétée. La mère de Tachibana devait faire tourner les têtes, comme un mannequin, c'est une vraie beauté.

    Elle est vraiment différente de ma mère. En regardant bien, je pourrais dire qu'elle a la quarentaine, mais je n'aurais jamais dit qu'elle avait un enfant en âge d'être au lycée.  

    Pas étonnant qu'Helena se soit sentie "battue".

    Helena s'avanca vers la mère de Tachibana et se présenta. "Je suis Helena Tamaki. Tachibana a été bizarre ces derniers temps, donc je me suis inquiétée et j'ai appelé M. Yamaki."

    La mère de Tachibana semblait choquée en entendant les explications d'Helena. "Donc tu es Helena? Je viens d'avoir un appel de Kyouhei, disant que son ancien gang avait kidnappé quelqu'un appelé Helena. J'allais justement aller le chercher!" 

    "Mais où est-il?! Je veux venir aussi. Tout ira bien quand il sera que je vais bien, n'est-ce pas?" Insista Helena.

     

    Juste à cet instant, une grosse moto s'approcha de nous. S’arrêtant juste devant nous, une femme en équipement de moto descendit et dit "Allons-y, Shouko."

    Elle enleva son casque, et nous fîmes face à une nouvelle beauté qui aurait pu être mannequin.

    Attendez, elle n'est pas mannequin. Ce n'est pas Yamaki Minako, la charismatique dame qui orne les couvertures de tous les magazines pour femme au foyer ces derniers temps?! 

    "Quoi? C'est un espèce de champ de bataille pour femmes magnifiques?" Demanda Sophie, mais Léon c'était avancé.

    "Minako, pourquoi es-tu là?"

    "Oh, mon cher, tu t’inquiétais pour moi?"

    Minako? Mon cher?  Nous nous penchâmes derrière Léon et fixâmes la dame.

    "Heiiiiin-?! Vous êtes la femme du prof-!?"

    Léon se retourna à notre supposition indiscrète, essayant de cacher son embarras. 

    C'était vraiment la belle et la bête...ou plutôt, la belle et le reptile.

    "Bon, si nous y allons ensemble, on réglera les choses plus vite que si Shouko y allait toute seule" déclara la femme de M. Yamaki en passant devant la mère de Tachibana. Les deux beautés se regardèrent une seconde, puis se sourirent. 

    ~~~~~

    Enfilant un casque, Léon monta sur la moto derrière sa femme, et ils partirent.

    Laissée derrière avec la mère de Tachibana, Helena se sentie évidemment mise à part..."Hey, pourquoi ils m'ont laissé derrière?!"

    Puis, nous regardant, nous qui étions encore entrain de regardé hébété la moto partir, elle continua " Qu'est-ce que vous regardez?! On doit les suivre!"

    Elle se retourna et marcha vers la mère de Tachibana, probablement pour lui demander où aller.

    En regardant Helena, la mère de Tachibana gloussa.

    "Mme. Tachibana, soyez sérieuse s'il vous plait."

    "Désolée. Je suis sure que le problème sera réglé sous peu, mais allons-y" dit elle en nous pressant vers sa voiture.

    En attrapant le volent, elle dit soudainement " je suis désolée de vous avoir rit au nez à l'instant."

    Après ça, elle nous raconta comment elle fut mise au courant pour la promesse entre Tachibana et M. Yamaki: la femme de ce dernier était en fait sa cousine.

    Dans le passé, la femme de M. Yamaki travaillait comme mannequin tout en étudiant à l'académie Karen. La mère de Tachibana était elle aussi mannequin à cette époque, mais les deux sont maintenant devenue esthéticiennes.

    Elles vont souvent récupérer Tachibana à l'école, donc les rumeurs à son propos ont surement commencer parce-qu'elles étaient d'une telle beauté.

    Et tout en priant pour que Tachibana aille bien, je me préparais à devoir utiliser la magie au cas-où, en agrippant ma console d'apprentie.

     

    FIN PARTIE 5

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    Traduction française: Bobosse

     


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