• Chers Ojamajeurs du monde entier, pèlerins de touzazimut, bonjour. 

    Alors évidemment vos réactions à tous concernant la publication d'un article (PLUS PERSONNE N'Y CROYAIT) peuvent s'échelonner de "oh, un nouvel article, elle est toujours en vie?" à "BORDEL DE ***** ON EN A TELLEMENT RIEN A OUF DE TA VIE FAIS PETER LA TRADUCTION". 

    Et je suis persuadée que pour la plupart d'entres vous, elles se situeront plutôt au niveau de la seconde possibilité (ce qui est compréhensible, si je n'étais pas moi je me foutrais des claques parfois). 

    Donc, si je poste quelque chose aujourd'hui ce n'est évidemment pas pour vous parler de traduction (et les lecteurs s'immolèrent par le feux) puisque de toute façon je n'ai pas avancé, études toussa toussa, deadlines are my thing.

     

    Ai-26 (comment ça, prévisible?)

     

    Donc si vous avez cliqué dans ce vain espoir, je vous répond tout de suite : NON je n'ai pas la suite. Et OUI j'avance aussi rapidement en course à pieds qu'en traduction. Et OUI vous pouvez me détester. Et OUI vous pouvez me frap.. non, non ça vous ne pouvez pas (pas ENCORE diraient certains).

    J'aimerais tellement vous dire un truc constructif du genre "je vous livre le chapitre 6 dans deux jours!", "les créateurs d'OD ont annoncé une série calquée sur les light-novels" ou encore "j'habite au 666 rue des Boules Magiques, allée des Etudes Maudites, à Pasdavenirpouraicko-Sur-Mer, venez me chercher par les cheveux", mais malheureusement je ne peux pas. Au même titre que je ne peux pas me lancer dans des promesses hasardeuses que j'aurais un mal de toutou à tenir. Ma petite Bobosse, si tu passes par là, tu vois ce que je veux dire (#RPZlavied'étudiante). 

    Donc, lectorat, tapez moi sur les doigts, écrivez mon nom dans le Death Note (ou pas), envoyez moi des menaces (mais sur des post-it roses merci), j'espère que ça me fera avancer plus rapidement (et pour une fois j'ai vraiment un semblant de confiance en ce que je raconte).

    Sinon, certains d'entres vous en sont-ils comme moi à se demander si la vie vaut vraiment le coup tout bien réfléchi tout bien pesé en réalisant que les partiels sont dans quelques semaines et que vous ne connaissez même pas encore l'intitulé de certains cours? 

    (J'en rajoute, heureusement pour moi. Mais tout de même, on n'a pas idée de copier coller un cours de 400 pages DANS LE DESORDRE HEIN MADAME LA PROF DE LEXICOLOGIE OUI OUI OUI). 

    Ai-26 (comment ça, prévisible?)

     

     

    Et là c'est le moment où Bobosse se lâche dans les commentaires à grands coups de "Ma pauvre Aicko je comprends ce que tu veux dire, en cours de [insérer nom de matière aléatoire ici] on nous a fait faire une [insérer expérience ici] et je suis la seule à avoir mis le feu à mes cheveux". Bobosse je t'aime fooort x)

    Dites, je dois d'ailleurs remercier un lecteur (dont j'ai évidemment oublié le nom) qui m'a rappelé qu'Aiko fêtait ses 26 ans le 14 novembre ! Je le savais en plus, mais comme une gourde j'ai oublié. Pathétique *kof kof*

    Racontez-moi vos vies, pas que ça me manque, mais j'ai besoin d'être rassurée. 

    ("Oh mais oui c'est bien Aicko pas de doute, toujours aussi sympathique et agréable, regardez, elle a même ajouté un smiley "doigt d'honneur" dans un commentaire pour répondre à un lecteur qui lui demandait des nouvelles de la traduction!).

    Oh, je suis tellement pire en vrai (et de deux choses l'une, soit ceux qui me connaissent vraiment prendront ma défense, soit ceux qui me connaissent vraiment BIEN appuieront mes propos).

    Allez, vous savez que je vous aime ! Merci de continuer à passer sur ce blog, malgré les absences ! 

    On vous kiffe grave

    -Aicko

    Ai-26 (comment ça, prévisible?)


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  • La course au lendemain 

    Avec tout ça, j'en étais arrivée au même point que mes plus proches amies : prête à mener de front ma vie de lycéenne.

    Sophie qui avait, d'entre nous toutes, la vie la plus remplie et la plus excitante, arriva un jour à la boutique complètement déprimée.

    Trois jours plus tôt, elle avait été très fière de représenter notre préfecture au marathon national inter-lycées. 

    « Si je réussis à bien me placer au marathon national, je pourrais être sélectionnée pour entrer dans une grande université connue pour son équipe d'athlétisme, et devenir un coureur Olympique ne sera plus qu'un simple rêve ! Je travaillerai très dur ! »

     

    « Qu'est-ce qui ne va pas ? Pourquoi fais tu une tête pareille ? » demandais-je alors.

     

    « Je ne me sens vraiment pas à ma place dans l'équipe d'athlétisme »

     

    « Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ? »

     

    L'équipe d'athlétisme de Misora était petite, et connaissait depuis peu une baisse de régime. Ce que Sophie voulait dire, c'est qu'elle était la seule à s'entraîner si dur, et c'était ça qui la mettait mal à l'aise.

     

    Il y a même eu des adultes pour lui dire qu'être dans l'équipe d'athlétisme devait être amusant, et que sa dévotion était absurde. 

     

    « Ne les laisse pas te perturber ! N'est-ce pas ton rêve de concourir aux Jeux Olympiques et de gagner une médaille d'or ? »

     

    « Si... »

     

    « Je crois que les autres membres sont juste très envieux de la détermination sans faille de Sophie... Ne laisse pas leur opinion te toucher, et continue à travailler dur comme tu l'as toujours fait »

     

    « Merci, Dorémi, je me sens mieux maintenant » me dit Sophie. 

     

    //

     

    A cette époque, je pensais simplement que Sophie avait été trop exigeante, mais une semaine plus tard, elle était redevenue la Sophie insouciante et joyeuse que l'on avait toujours connue.

     

    « On dirait que mes conseils ont porté leurs fruits » ! dis-je à Sophie un jour où elle s’entraînait au stade après les cours.

     

    « Oh, non, c'est à cause de lui ! » me répondit Sophie en pointant du doigt quelqu'un.

     

    « Oh, ce bourreau des cœurs ? Sophie, ne me dit pas que tu as un nouveau coup de cœur pour un nouveau garçon? »

     

    « Hein ? Mais tu regardes qui là au juste ? Je te parle de cet homme, celui qui parle avec le coach Nagao ! »

     

    Mon regard a dévié du bourreau des cœurs à un vieille homme, qui avait l'air d'avoir environ 68 ans, (NT : quelle précision)  et qui parlait avec le coach Nagao, et tout cela en criant ses instructions aux coureurs qui s'entraînaient. 

     

    « C'est Liyama, un ancien de l'école et un pionnier de l'équipe d'athlétisme. Il a été l'un des candidats sélectionné pour courir le 100 mètres aux Jeux Olympiques une fois »

     

    « Wouah, un ancien courir des Jeux Olympiques... »

     

    « Il est revenu pour nous voir nous entraîner il y a peu. Il a réussi à faire en sorte que les adultes fainéants en fasse plus ! »

     

    « Je vois ! Au final, quelqu'un qui te comprend, Sophie, s'est finalement montré ! »

     

    « Ce n'est pas tout : Il m'a donné énormément de conseils et d'astuces, si bien que je peux espérer battre mon propre record maintenant ! »

     

    « Je vois »

     

    Juste après ça, Liyama s'avança vers nous.

     

    « Alors Senoo, pourquoi tu te relâches ? »

     

    « Oh, je suis désolée »

     

    « Euh.. C'est de ma faute, c'est moi qui l'ait distraite ! »

     

    Liyama me toisa.

     

    « Voici ma meilleure amie, Dorémi Harukaze »

     

    « Ravie de vous rencontrer ! Je suis Harukaze hehe » balbutiais-je

     

    « A plus tard Dorémi, il faut que je retourne m'entraîner ! »

     

    Sophie s'élança de nouveau vers la piste. 

     

    Liyama regardait Sophie attentivement.

     

    « Monsieur, merci »

     

    « Hum ? »

     

    « D'aider mon amie Sophie dans pleins de domaines.. Je voulais vous remercier »

     

    « Garde tes remerciements pour toi. J'ai décidé d'aider cette fille de mon plein gré, et ce parce que je pense qu'elle a des chances pour les Jeux Olympiques »

     

    « Vraiment ?! » sans le savoir, j'avais parlé très fort « je.. je suis désolée, je ne voulais pas hurler comme ça »

     

    Liyama rit, « tu es comme Sophie tu sais : une fille avec de la personnalité »

     

    « Vrai-vraiment ? Vous me faîtes rougir ! »

     

    « Hahahaha, comme ce serait amusant d'avoir des petits enfants tels que vous les filles »

     

    Est-ce que Liyama n'en avait pas ? Son expression devint soudainement plus sombre.

     

    « Est-ce... est-ce que j'ai dis quelque chose que je n'aurais pas du ? »

     

    Liyama ignora ma question et s'éloigna. Il semblait si seul. 

     

    //

     

    « Oh, donc il te l'a dit aussi. Il m'en avait parlé aussi un jour où j'avais évoqué ses petits-enfants.Il s'est soudainement renfermé et semblait contrarié. Ne t'en fais pas trop pour ça ».

     

    Nous rentrions à la boutique après l'entraînement de Sophie. Je semblais tellement perturbée que Sophie s'est sentie obligée de me réconforter.

     

    « Peut-être que ses petits-enfants sont morts ? »

     

    « Non, Liyama vit dans un petit magasin en face de la gare, et j'ai vu des tas de sœurs, d'enfants et de collégiens sortir de la gare pour rentrer dans cette maison »

     

    « Je vois.. Alors peut-être qu'ils ne s'entendent pas ? »

     

    « Je ne sais pas. Dans tous les cas je ne peux quand même pas lui poser toutes ces questions. »

     

    « Mais c'est quelqu'un d'important pour toi non ? »

     

    « Oui, mais... »

     

    « Peut-être qu'il ne s'entend pas bien avec ses petits-enfants. J'en suis certaine. Peut-être que nous devrions mener l'enquête et en découvrir plus ? »

     

    « Mais comment ? »

     

    Alors que j'étais sur le point de lui répondre « grâce à la magie », une voiture freina soudainement devant la boutique et un klaxon se fit entendre.

     

    Sophie et moi regardions de l'autre côté de la rue à travers la fenêtre d'un taxi pour découvrir le papa de Sophie étalé sur son siège, la fenêtre ouverte, qui nous interpellait.

     

    « Qu'est-ce qui se passe papa ? »

     

    « Sophie tu vas être ravie, j'ai acheté un nouveau grill à takoyaki ! » (NT : coucou Onpu-chan) dit-il ravi, nous montrant son sac à travers la vitre.

     

    « Notre grill à takoyaki a rendu l'âme il y a peu et nous n'avons pas pu en manger depuis quelques jours »

     

    « Oh, c'est chouette alors » répondis-je avec un air plutôt amusé.

     

    Je savais que ces grills étaient importants pour les familles en provenance d'Osaka, mais pour nous, les gens du Kanto, ils ne représentent vraiment par quelque chose d'indispensable.

     

    « Dorémi, tu viendras en manger à la maison un de ces jours, d'accord ? »

     

    « Bien sûr ! Ton père fait les meilleurs takoyakis du monde ! »

     

    Sophie répondit allégrement « oh je sais ! »

     

    « Peut-être que nous pourrions faire un dîner autour du grill et inviter Liyama ? »

     

     

    « C'est une super idée ! » répondis-je

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    En fait, j'aurais voulu que l'article se nomme "arrêtez tout Aicko a réussi à créer un article toute seule", mais j'ai ma dignité. Il paraît.

    La partie deux est commencée. Si vous voulez m'envoyer des fleurs/cadeaux/argent liquide/chèque envoyez moi un message en pv merci.

    Aicko-Chan

    P.S: Pas moyen de mettre ce fichu texte en noir. Défoncez-vous bien les rétines les enfants.


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  • Bonjour les enfants, comment allez-vous en cette fameuse fête de la St Valentin dont tout le monde se fout éperdument ? 

    Aujourd'hui Hazuki atteint l'âge glorieux de 26 ans (et non pas 27 comme je l'avais écrit comme une idiote qui ne sait pas compter et qui a eu 3 à son bac de maths *toussote*)

    Je sais que je fais ce blabla à chaque fois, mais rendez-vous compte, 26 ans, c'est énorme, je veux dire, pour ces personnages qu'on a tous plus ou moins vu évoluer. 26 c'est presque le nombre de pays dans l'UE, mon âge plus six, le temps (en mois) qu'il me faut pour traduire une minuscule partie de lightnovel, 100-74 (parce que j'ai la flemme de l'écrire en lettres) ou encore le nombre d'heures de sommeil que j'ai en retard.

    Je vous réserve mon blabla plus long et plus chiant pour le 14 novembre prochain, vous êtes prévenus. 

    J'imagine que j'ai des explications (que personne de sensé ne se casserait la tête- ou toute autre partie du corps qui commencerait pas "c" et se finirait par "ul" cette paranthèse est beaucoup trop longue -à lire) à donner pour mon absence ces derniers temps, donc si vous en avez pour moi je suis preneuse, parce que moi-même je n'en ai pas.

    Non, en fait je croule sous le travail, mes études m'ont démoralisée un moment, je voyage souvent et surtout j'ai cette petite propension, quand tout va trop bien dans ma vie, à claquer une bonne grosse crise existentielle. 

    Je me suis laissée submergée par le travail en essayant d'écouter mes proches qui me disaient "mais t'en fais pas autant, ça va aller tes exams !" (spoiler alert: ça a pas été), et je me suis demandée sérieusement si je n'aurais pas mieux fait de m'engager dans d'autres études. Et puis finalement je me suis rappelée que je ne savais rien faire d'autre que de parler anglais et que, même en passant le plus clair de mon temps seule ou au milieu du chaos familial, c'était pas si mal de pouvoir seulement faire des études à l'heure actuelle. 

    Depuis je m'écoute un peu moins et j'ai repris la traduction (parce que c'est tout ce qui vous intéresse bande de gueux).

    Je ne suis pas peu fière de vous dire que juste après avoir posté cet article (chiant à se crever les yeux avec des pieds de chaise n'est-ce pas?) je posterai la suite de la traduction du chapitre 6 (si je trouve comment faire ahahahahbouhouhouhoouh). D'ailleurs Comte Vlad si tu passes par là j'ai toujours pas réussi à trouver pourquoi je ne peux me connecter au Wiki qu'en russe.

     

    T__T 

    J'ai aussi été contactée récemment par plusieurs personnes (par facebook ou directement ici) qui aimeraient que je mette en ligne les épisodes (en français obviously). Parce que je vous rappelle à tous misérables mortels que je les ai tous sur un disque dur. Le petit soucis, c'est que ce disque dur a très mal choisi son propriétaire : je ne sais absolument pas comment faire. J'avais pensé ouvrir une chaîne Youtube pour les poster mais je ne pense pas que ça passe au niveau des droits d'auteurs, et sur ce blog j'ai déjà essayé et j'ai fini en boule à brûler mon PC sous la douche en l'insultant en breton. 

    Donc si quelqu'un a une astuce pour moi? Un tuto ? Un bouquin ? 10 points de QI?

    Dans ce qui revient souvent dans les messages il y a aussi "Gnééé et Bobosse elle est oùùùù?" (j'aime tellement vous prendre pour des débilos), la réponse est : je ne sais pas.

    Non je déconne, est est sûrement comme moi en train de chialer en pensant à l'avenir qu'elle n'a plus et aux 15 heures par jour qu'elle passe à bûcher. Mais si j'ai des nouvelles, je vous en donne. Et d'ailleurs, peut-être qu'elle postera elle-même quelque chose bientôt, qui sait (d'ailleurs Bobosse si tu peux reprendre le flambeau de la traduction on aurait fini tous les tomes dans trois jours. TU ME MANQUES BOBOSSE).

    Une autre question qui revient souvent aussi en ce moment, je ne sais pas pourquoi, c'est "Gnééééééé kikicé Béret?". Béret est une des administratrices du blog, avec Bobosse et ma p'tite personne, mais qui ne passe plus vraiment par ici malheureusement :)

    Continuez à envoyer des messages, ça fait toujours plaisir ! Et merci de votre fidélité, toussa toussa. Sur ce je vais me ridiculiser à mettre une demie heure à poster la suite de la traduction. Je vous aime (bien), bonne St Valentin, kiffez votre life et mangez des légumes !

    Aicko


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  • Le dimanche suivant, Émilie et moi ainsi que Liyama étions invités pour une fête « de takoyakis » chez la famille de Sophie.

     

    Malheureusement Loulou avait dû s'absenter pour une audition.

     

    Les takoyakis préparés par le père de Sophie étaient réellement les meilleurs comme elle nous l'avait promis, et tout le monde en demandait encore.

     

    Les parents de Sophie et Émilie posèrent finalement la question des petits-enfants à Liyama.

     

    Ils espéraient que l'alcool allait jouer en leur faveur, et qu'il allait permettre à Liyama d'être dans de bonnes conditions pour se mettre à parler. 

     

    Grâce à cela en effet, Liyama commença doucement à nous raconter l'histoire de sa sélection pour les Jeux Olympiques quand il n'avait que 26 ans. 

     

    Il avait quitté l’école de Misora pour partir dans une université sportive, puis était entré dans son équipe de course, et avait rapidement été choisi comme candidat pour les Jeux. Une dernière course devait, à l'époque, déterminer s'il serait celui qui allait représenter le pays. 

     

    Cependant son père tomba malade juste avant celle-ci et succomba, aussi Liyama dut reprendre sa succession dans l'entreprise familiale et abandonner ses rêves Olympiques. 

     

    Il n'avait plus jamais couru depuis et se consacrait essentiellement à son travail, mais aussi à son fils, qui avait repris depuis sa propre succession.

     

    « Ce doit être bien de prendre sa retraite... » lança la maman de Sophie, alors qu'elle le resservait en saké.

     

    « C'est embarrassant de l'admettre, mais je ne suis pas en très bon terme avec ma famille » répondit Liyama avec un sourire amer. « On ne se rassemble pas tous ensemble comme vous le faites maintenant. Je prends souvent mes repas seul dans ma chambre ».

     

    « Mais comment ça a pu arriver ? » demanda Émilie alors qu'elle s'empressait de lui offrir du vin.

     

    « Peut-être que je suis juste trop excentrique, ou trop têtu. Je fais souvent des remarques sarcastiques, ce qui fait je pense que ma famille ne m'aime pas ».

     

    « Mais n'y a t-il pas un proverbe qui dit « le plus jeune devrait toujours suivre les conseils de son aîné plus sage ? » demanda le papa de Sophie, qui s'ajoutait à la conversation alors qu'il amenait un plateau de takoyakis a sa femme.

     

    Le sujet de la conversation dévia ensuite sur le grand papa de Sophie, décédé un an plus tôt.

     

    Quand les parents de Sophie avaient voulu se marier, son grand papa s'y été fermement opposé, allant jusqu'à déshériter sa fille. Il ne les a même pas laissé rendre visite à sa grand maman qui était mourante, et leur relation était très compliquée. Sophie en a elle aussi énormément souffert, notamment quand son grand papa a fini par giflé sa maman, et elle venait de confesser elle-même qu'il lui avait fallu longtemps avant de ne plus craindre les hommes. 

     

    « ...Mais si c'est le cas, pourquoi m'avoir invité aujourd'hui Sophie ? »

     

    « Tout simplement parce que j'ai décidé de dépasser ce traumatisme après avoir vu comme le grand papa de Dorémi était tendre avec elle » répondit doucement Sophie.

     

    « Mon grand papa vit à Hida, et même s'il ne parle pas beaucoup, c'est un homme très gentil » ajoutais-je.

     

    «Les grands papas sont parfois effrayants, mais j'ai fini par réaliser qu'ils représentaient une partie importante, même irremplaçable de la famille » conclut Sophie.

     

    « ... »

     

    « Liyama, pourquoi ne tentez vous pas de parler un peu plus à votre famille ? »

     

    « C'est parfois dur de communiquer, mais c'est très important, n'est-ce pas ? »

     

    Liyama resta silencieux un moment aux conseils des parents de Sophie, puis répondit d'une voix morne « Je vois ce que vous voulez dire, mais ma personnalité bornée ne peut pas être changée... Si mon père n'était pas mort, que j'avais pu aller à cette course, ma vie et mon caractère seraient sûrement bien différents ».

     

    Sur ce, il se leva, rassembla ses affaires et parti.

     

     

     

    //

     

     

     

    Après avoir nettoyé ce qu'il restait de cette petite fête, nous avons emballé les takoyakis restant pour les apporter à Lala et Maggi Grigri. Sur le chemin, nous avons discuté des problèmes de Liyama. 

     

    « ...On ne peut vraiment pas laisser Liyama comme ça » annonça Sophie.

     

    « Peut-être que nous pourrions lui créer nous même une chance pour qu'il s'entende de nouveau avec sa famille ? » suggéra Émilie.

     

    « Je ne m'y connais pas vraiment en chance, mais on dirait qu'il a développé son caractère borné quand il a perdu sa place pour la course avant les Jeux Olympiques » déclarais-je à mon tour.

     

    « Ouais, c'est ce qu'il dit souvent » répondit Sophie

     

    « Peut être pourrions nous faire en sorte qu'il y participe ? » évoqua Émilie.

     

    « C'est impossible tu.. Ooh ! Mais nous avons le Cercle Magique ! » s'exclama Sophie.

     

    « Une seconde, ça changerait le cours de l'histoire ça non ? Nos pouvoirs ne sont pas si puissants tu le sais ».

     

    « c'est exact, et c'est pour ça que je pense que ça lui apparaîtra sous forme de rêve ».

     

    « je vois... ».

     

    « Bien. Faisons le ce soir ».

     

     

     

    //

     

     

     

    Cette nuit là, nous nous sommes transformées en apprenties sur le toit de la maison de Liyama.

     

    « C'est parti les filles! ».

     

    Nous avons rassemblé nos baguettes les unes contre les autres et avons récité nos formules respectives.

     

    Quand le Cercle apparut, nous nous sommes exclamées à l'unisson :

     

    « Laissez Liyama participer aux éliminatoires des JO ! »

     

    Et tout s'illumina.

     

     

     

    ////

     

     

     

    « Le Cercle Magique a fonctionné ! » s'exclama Sophie en entrant dans la classe en courant le lendemain matin après son entraînement.

     

    « Vraiment ?» demandais-je.

     

    « Quand Liyama est arrivé à l’entraînement ce matin, il m'a parlé de ce rêve qu'il a fait ».

     

    « Et c'était quoi ? »

     

    « Il a rêvé qu'il gagnait la seconde place ! »

     

    « Je vois .. mais ce n'est pas quelque chose de mal pour lui que d'être second ? »

     

    Sophie secoua la tête, « il m'a dit qu'il était heureux d'avoir participé. Il a aussi dit qu'il avait réfléchi et qu'il allait arrêter de blâmer sa famille de l'avoir empêché d'une certaine façon de suivre son rêve, et qu'il comptait communiquer davantage avec eux »

     

    « Oh, est-ce qu'ils recommenceront à manger ensemble ? »

     

    « Plus tard ! Il les a salué ce matin »

     

    « Ouais, ouais c'est important de saluer sa famille le matin. Comment ont-ils réagi ? »

     

    « Tout le monde semblait choqué au début selon lui, mais ils l'ont salué eux aussi »

     

    « Eh, c'est chouette ! »

     

    « ...Je ne crois pas »

     

    « Quoi ? »

     

    « J'étais tellement heureuse que je me suis emportée... et je lui ai promis de lui ramener une médaille d'or à la prochaine course Nationale »

     

    « D'accord alors, tu n'as qu'à la gagner dans ce cas »

     

    « Ce n'est pas si simple... Certains candidats pour les Jeux se sont aussi inscrits. Liyama a même dit qu'il viendrait m'encourager. Qu'est ce que je devrais faire ? »

     

    « Tu ne peux rien faire puisque tu lui as déjà promis. Il est l'heure pour toi de montrer à tout le monde de quel bois tu te chauffes ! »

     

    « … tu as raison Dorémi ! Yihaaa ! »

     

    Sophie devrait travailler très dur désormais.

     

     

    ---------------------------------------------------------------------------------------Tout d'abord, je laisse le soin à Onpu-Chan d'expliquer ce que sont des takoyakis, parce qu'il les vend mieux que n'importe qui au MONDE.

    Ensuite, applaudissez moi, même pas un an passé depuis la dernière partie traduite.

    Sur ce je retourne travailler, corrigez moi comme d'habitude et envoyez moi mes fautes d'orthographe en pleine figure, parce que vous faites ça si bien. 

    Aicko !


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  • La Rencontre Nationale avait lieu à la préfecture d’Hyogo fin septembre.  

    Loulou ne pouvait pas être là à cause d’auditions, mais Emilie, Maggie Grigri, Lala et moi avions fermé le MAHO-do temporairement et étions descendues soutenir Sophie. Nous étions rassemblées au stade de Kobe, lieu de la compétition.

    Évidemment, les parents de Sophie, vêtus de happi (NDT : kimono courts portés lors de festivités) avec bandeau assortis, étaient aussi venus l’encourager.   

    Les préliminaires du 100m féminin eurent lieu le matin, et les demi-finales eurent lieu juste après midi. La finale était prévue aux alentours de 16h30.

    Notre Sophie était en compétition contre des adultes et des étudiantes et gagna la première place aux préliminaires, la seconde en demi-finale, et était sélectionnée pour la finale. 

    Parmi les 8 compétiteurs restants, il y avait de nombreux rivaux redoutables, comme l’avait prévu Sophie. Il y avait 3 candidats aux jeux olympiques, dont un représentant le Japon, ainsi que l’élève de terminale de Kobe qui avait battu Sophie à la compétition inter lycée en Aout.

    Le chrono de Sophie était le 5ème meilleur parmi les finalistes, mais les autres concurrents étaient à l’affût et avait observé et analysé sa course. Comparativement, à mes yeux, Sophie manquait de concentration.

    Elle s’inquiétait probablement du fait que Iiyama, qui avait promis de venir la soutenir, n’était pas présent.

    « Peut-être qu’il ne pouvait vraiment pas s’entendre avec ses petits-enfants après tout… » nous souffla avec inquiétude Sophie, alors qu’elle arrivait au niveau des sièges du premier rang où nous campions pour lui parler avant le début de la compétition.

    « Sophie, concentre-toi sur la course !

    —Montre leur toute la puissance d’Osaka ! »

    Acquiesçant à nos encouragement, Sophie trottina lentement jusqu’au point de départ de la piste.

    « Sophie, excuse-moi d’être en retard ! » Une voix familière résonna du haut des gradins.

    C’était Iiyama, accompagné d’une collégienne et d’une élève d’école primaire qui devaient être ses petites-filles.

    « Grand-père Iiyama… » Sophie se releva et le fixa.

    Progressivement, son visage s’éclaira.

    Et à cet instant, Iiyama et ses 2 petites-filles déroulèrent une bannière faite main.

    Les mots « Championne ! Sophie Senoo, attrape cette médaille d’or ! » étaient marqués dessus.

    « Je suis arrivé à Kobe hier, mais mes petits-enfants voulaient terminer ça, donc nous avons pris plus de temps que prévu » Expliqua Iiyama.

    « Sophie, Grand-père nous a beaucoup parlé de toi ! Bonne chance ! 

    —Courage, Sophie ! »

    Les petites-filles d’Iiyama crièrent leur soutien. En les entendant, Sophie serra les poings, acquiesça sans un mot, et se mit en position.

    Vous ne me croirez peut-être pas, mais depuis mon siège dans les gradins, je pouvais distinctement ressentir l’aura de forte détermination émanant de Sophie.

    Sophie se positionna dans les starting blocks et attendit l’envoi de la course.  

    Alors que Loulou était magnifique devant la caméra et sur scène, je sentis en cet instant que Sophie était magnifique d’une toute autre façon.

    Les yeux perçants fixés sur son objectif, la mâchoire serrée, et les impressionnants muscles de ses cuisses…elle était artistiquement magnifique.

    Quand le coup de pistolet résonna et qu’elle bondit, j’étais complétement fascinée.

    Sophie avait tout explosé !

    Après son départ fulgurant, elle sprinta jusqu’à la ligne d’arrivée, ignorant athlètes olympiques et rivaux, alors qu’elle courrait réaliser la promesse faite à Iiyama : gagner la médaille d’or. Elle est tellement impressionnante.

    Son temps final était de 11.52 secondes, soit 0.22 secondes de moins que son record personnel. Elle avait également battu le record de vitesse jamais atteint par une lycéenne sur ce type de course.

    En cet instant, Sophie Senoo s’érigea en nouvelle star du monde de l’athlétisme japonais.

    Emilie et moi enlaçâmes les petites-filles, alors que Iiyama souriait avec joie. Je voulais donner ce même sourire à Sophie, mais choisis d’applaudir joyeusement à la place.

    *

    Alors que nous étions transportées par la victoire de Sophie, Loulou luttait seule.

    Nous avions choisi de redevenir apprenties sorcières, mais Loulou avait refusé.

    Elle ne voulait pas se reposer à nouveau sur la magie.

    C’est vrai. Sa vie était tellement différente de la nôtre. Elle était séparée de sa famille et vivait seule, et à l’école, elle avait plus de rivales que d’amies. Loulou devait ressentir beaucoup d’anxiété.

    La magie est quelque chose qui ne doit être utilisé qu’en dernier recours pour aider ceux dans le besoin, quand il n’y a pas d’autre solution. Cela peut paraître évident, mais c’est la base même de la magie.

    Personnellement, j’aurais bien utilisé la magie pour me faciliter la vie. C’est seulement grâce au soutien et à l’aide des autres que je me suis retenu de le faire.

    Revenons-en à Loulou. Il y avait beaucoup de gens à l’école, ainsi que des fans et des gens du show-business qui savaient qu’elle avait était une enfant star.

    Il y en avait beaucoup aussi qui était encore choqués par son changement d’apparence.

    Nous savions dès le départ que même si elle était physiquement différente maintenant, Loulou restait la même à l’intérieur.

    Cependant, les gens ne pouvaient savoir ça en ne connaissant Loulou qu’au travers de la télé.

    « Comment va Loulou ? Est-ce qu’elle s’en sort ? » Demanda Sophie.

    Je secouai la tête. « Elle vient de m’envoyer un message me disant qu’elle avait renoncé à ses auditions. »

    C’était la deuxième fois que ça arrivait. Au lieu de retourner travailler pour des shows télévisés, Loulou avait choisis de faire son comeback sur scène. Cependant, son agence ne lui avait proposé que des shows télé. Et même pas des séries télévisées, que des émissions de variété.

    « Son ancienne célébrité ne lui permet d’accéder qu’à ça. Elle est probablement déterminée à montrer qu’elle veut vraiment devenir actrice. Résonna Sophie.

    —Mais Loulou travaille si dur. Sa voix est vraiment jolie, et son chant s’est aussi amélioré. » Dit Emilie

    Loulou ne travaillait pas au MAHO-do pour l’instant, mais elle venait à Misora toute les semaines nous rendre visite.

    Elle prenait aussi des leçons de chants dans la pièce insonorisée chez Emilie. Même si Emilie pouvait jouer du piano pour elle, ma mère venait d’ordinaire aider Loulou à projeter sa voix et à jouer du piano.

     Bien sûr, elle avait aussi des leçons de danse et d’anglais un jour sur deux, ainsi qu’un entrainement physique, et une étude de différent films et comédie musicales. C’était vraiment un emploi du temps difficile.

    Cependant, il était aussi vrai que les compétences de Loulou s’étaient améliorées.

    « Elle est probablement bien meilleure que les autres chanteuses de son âge. Songea Emilie.

    —Wow, alors ça veut dire qu’on ne pourra plus aller au karaoké avec elle. Elle sera trop forte. » Dit Sophie.

    Nous avions pour habitude d’aller ensemble au karaoké de temps à autre et Loulou avait toujours été très forte.

     « Hihihi. Alors Loulou va enfin me surpasser, dis-je avec un sourire.

    —A quelle sorte d’auditions va-t-elle choisir de participer pour la prochaine fois ? Demanda Sophie.

    —J’ai entendu dire qu’elle en a fait plusieurs récemment. Elle prévoit de participer à une comédie musicale, alors elle entraine son diaphragme et fais de l’entrainement vocal. »

    Hein ? 

    Est-ce que personne ne va me répondre ?

    Sophie n’a même pas placé une petite remarque bien pensée.

    Maintenant que nous sommes lycéennes, est-ce que je perds ma position de leader du groupe ?

     

    *

     

    Le Dimanche suivant, Loulou vint au MAHO-do, et le magasin était animé.

    Ma petite sœur Bibi était aussi venue avec ses amies pour nous rendre visite ce jour-là.

    Malgré son dur travail, les notes de Bibi fluctuaient au-dessus et en-dessous du nécessaire pour entrer à l’académie Karen, et elle était venue acheter un bracelet aidant à réaliser les souhaits.

    « Si je ne suis pas admise, je vais rependre des rumeurs comme quoi les objets magiques du MAHO-do sont tous des attrape-nigauds. » Me menaça fièrement Bibi.

    Loulou passa la tête hors de l’atelier et répondit à ma place : « Bibi, je suis celle qui a fait ce bracelet. » Elle agita sa main en direction de Bibi, et nous vîmes un bracelet identique à son poignet. 

    « Ça devrait aller si je porte un bracelet assorti à celui de Loulou ! Allez, il est temps de rentrer et de travailler ! »

    J’avais dit à Bibi comment Loulou travaillait dur pour faire son comeback en tant qu’actrice. Saluant Loulou, elle partit avec ses amies. 

    Le reste de la matinée fut tout aussi agité, avec des groupes d’amis de l’école primaire, des camarades de cette années, et de bonnes amies du collège passant au magasin.

    Grâce à l’aide de Loulou, Maggie et Grigri et moi avions pu survivre à cette journée.

    Dans l’après-midi, Emilie et Sophie vinrent aussi travailler.

    « Ça faisait un bail que je n’avais pas eu mes quatre beautés rassemblées au magasin » Dit Maggie Grigri avec un sourire à Lala

     

     

    Quand Emilie et Sophie arrivèrent dans l’après-midi, j’eu enfin le temps de prendre un déjeuner tardif.

    Alors que je me reposais à l’atelier, je regardais mes trois meilleures amies travailler.

    Toutes les trois vivent leur vie à fond, à mon grand désarroi.

    Comparée à elles, je suis juste…

    « Haaaaa » je laissai échapper un gros soupir.

    « Qu’est-ce qui ne va pas Dorémi ? » Emilie arriva avec une tasse de thé.

    « Eh bien, Loulou, Emilie, Sophie, vous avez toutes un but et vous y travaillez dur. Je suis envieuse parce-que vous vivez vraiment votre vie à fond. 

    —Ce n’est pas vraiment quelque chose à envier. C’est bien d’avoir un but, mais ça ne sert à rien si ça te fait perdre de vue tout le reste. C’est important de connaître des choses en dehors de ce que l’on apprend à l’école, et d’expérimenter, contra Emilie. J’aime jouer du violon, donc je vais à chaque leçon, tous les jours, mais je ne suis pas un prodige, et je ne deviendrais peut-être même pas professionnelle. Pour l’instant, je souhaite juste que ma musique atteigne quelqu’un. »

    Est-ce que Sophie pensait la même chose en entrant dans le club d’athlétisme ?

    « Hum, mais tu sais. Est-ce que tu n’as pas l’impression que c’est un fardeau de m’avoir comme amie ? Quelqu’un qui n’a aucun talent, et qui ne travaille pas dur sur quelque chose ?” Demandai-je.

    « Quoi ? » J’entendis deux voix en même temps.

    « Sophie…Loulou ! »

    Sophie et Loulou nous rejoignirent avec des tasses de thé.

    « Dorémi n’a aucune idée de ses qualités, expliqua Emilie.

    —Bah, c’est habituel pour Dorémi de ne pas savoir grand-chose, répliqua Sophie.

    —Dorémi, c’est impossible pour quelqu’un de n’avoir aucune qualité, m’assura Loulou.

    —Mais Dorémi réfléchis beaucoup sur ce sujet ces derniers temps » Dit Sophie.

    Je ne savais pas si j’avais vraiment quelques qualités que ce soit après ce qu’elles aient dit, mais je savais qu’elles avaient parlé sincèrement.

    « Ça ne ressemble pas à Dorémi de se comparer aux autres.

    —Vraiment ? Oui c’est vrai. Désolée.

    —Pas de soucis, c’est bien d’être honnête. »

    Peut-être que je ne connais juste pas mes propres qualités.

    Ça serait bien que je puisse trouver ça rapidement.

    Hum…Mais j’ai réalisé qu’aucune de mes amies ne m’avait donné une vraie réponse. Alors qu’elles sont mes qualités ?

    *

    Le lendemain, je repensais encore à ce souci, et je n’arrivais pas à me concentrer en cours. Léon remarqua mon inattention et me donna une leçon.

    C’était un gars vraiment cool en dehors de l’école, mais il pouvait être très sévère en classe.

    « Dorémi, tu me déçois ! Va te passer de l’eau sur le visage !

    —Oui, oui…

    —Un seul “oui” est suffisant ! Tu nettoieras les toilettes avant de revenir ! 

    —Hééé !

    —La bonne réponse est « Oui monsieur » !

    —Oui monsieur…”

    Finalement, ça m’avait pris tellement de temps de nettoyer la pièce que c’était la récré, et Sophie était venue m’aider.

    « Tu t’inquiètes toujours par rapport à hier ?

    —Mais aucune d’entre vous ne pouviez citer une chose de bien à propos de moi quand même.

    —Eh-Eh bien… 

    —Tu vois, tu ne peux même pas en citer une.

    —Ce n’est pas vrai. Ah oui, tu peux sourire instantanément à l’instant où quelqu’un parle de steak. 

    —Bah, c’est… » Je souris joyeusement en bavant un peu, avant de paniquer et retorquer : « En quoi c’est une bonne chose ?!

    —Haha, je rigolais. Mais je suis sûre qu’Emilie, Loulou et moi pouvons trouver au moins 30 bonnes choses à propos de Dorémi. »

    A cet instant, une voix familière se fit entendre par la fenêtre : « Mindy peut aussi ! »

    « Hum ? »

    Nous nous tournâmes vers la fenêtre et remarquâmes un chapeau jaune familier.

    « Humm ? »

    Sophie et moi nous frottâmes les yeux et regardâmes à nouveaux la forme familière en tenue d’apprentie sorcière.

    c6-1

    C’était Mindy Asuka.

    « Salut ! »

    Mais il n’y avait pas de temps pour ça ! Et elle volait sur son balai, en plus !

    Et si les autres lycéens la voyaient ?!

    Aah, qu’est-ce qu’il se passerait ?

    Ma situation avec François n’était toujours pas claire…

    Le comeback de Loulou était toujours en travaux…

    Dans tous les cas, l’histoire de la Dorémi de 16 ans s’arrête ici.

    La suite arrivera avec le prochain livre !

     

    Bonne chance à tous, et soyez heureux !


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